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Burundi/élections : l’UA regrette l’absence de «l’observation internationale»


Agents de la commission électorale indépendante (CENI)

La Commission africaine des droits de l'homme et des peuples a exprimé, mardi, son regret de voir la tenue des élections générales au Burundi « sans observation internationale », a déclaré dans un communiqué, le Commissaire en charge de la promotion et de la protection des droits de l’homme en République du Burundi, Yeung Kam John Yeung Sik Yuen.


Le Commissaire a regretté «la tenue des élections sans la présence de l’observation internationale, toute chose qui met à mal la crédibilité de ce processus électoral», a-t-il déclaré dans le communiqué publié mardi.


Il a demandé aux autorités burundaises de s’assurer que «les échéances électorales du 20 mai 2020 et les processus subséquents sont conformes aux standards et principes internationaux en matière électorale tels que contenus dans la Charte et Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance».


Au moment où les élections sont organisées dans un contexte de la pandémie de Covid-19, l’UA invite, en outre, Gitega à s’assurer que «le droit à la santé des populations vivant au Burundi tel que garanti par la Charte est effectivement mis en œuvre».

Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi.


Quelques 5 126 351 électeurs citoyens burundais vont participer, mercredi, à un triple scrutin (présidentielle, élections législatives et municipales)dans le cadre des élections générales de 2020.

Sept candidats sont en lice pour l’élection présidentielle de demain.


Treize partis, deux coalitions et 18 candidats indépendants sont en compétition pour les 119 sièges de l’Assemblée nationale.


Pour la présidentielle, en cas de second tour, le scrutin aura lieu le 19 juin.

L’élection des Sénateurs est fixée au le 20 juillet 2020 et celle des conseillers collinaires, le 24 août 2020.


En raison de la pandémie de Covid-19, les 12.933 électeurs burundais de l’étranger ne pourront pas voter, selon la CENI.


En 2015, les élections générales boycottées par l’opposition ont été marquées par des violences liées à la contestation du 3ème mandat du président Pierre Nkurunziza, jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.