• burundidaily

Burundi/Amisom : 36 militaires dont 5 officiers arrêtés à leur retour de Somalie

Au moins 36 militaires burundais de l’AMISOM ont été arrêtés à l’aéroport international de Bujumbura à leur retour de la Somalie, a rapporté mercredi soir le journal indépendant, SOS-Médias/Burundi. Selon Pacifique Nininahazwe, militant des droits de l’homme et président de l’ONG Forum pour la conscience et le développement (FOCODE), ils ont été arrêtés le dimanche le 8 mars à leur arrivée à Bujumbura », a-t-il déclaré sur twitter. Parmi les militaires arrêtés figurent deux femmes. Détenus depuis le 8 mars 2020 «dans des cachots de la police militaire dans le centre-ville de Bujumbura, ces militaires ont été interpellés par la police militaire dès leur retour de la Somalie», a rapporté le journal. Ces militaires ont été arrêtés pour des raisons diverses. «Selon des sources militaires, les autres membres du groupe sont accusés de vol de carburant, de munitions, de ration alimentaire et de perte de fusil», a précisé SOS-Médias/Burundi. Parmi les officiers arrêtés figurent deux majors pour l’échec des opérations qu’ils ont pilotées l’année dernière en Somalie. L’un d’eux aurait «mal assuré le commandement le 27 juillet 2019 lors d’une attaque des Shebabs qui a coûté la vie à six militaires burundais ». L’autre aurait décidé « un repli non nécessaire lors d’une attaque du 14 septembre l’an passé qui a coûté la vie à treize militaires burundais ». Parmi les officiers arrêtés figurent le major Dismas Nduwamungu et le capitaine Zénon Gahungu, a déclaré Pacifique Nininahazwe qui, en outre, demande des enquêtes approfondies pour établir «la responsabilité de chacun». C’est la première fois qu’un tel groupe de militaires en fin de mission de maintien de la paix soit arrêté à leur retour. L’armée burundaise n’a pas encore fait de déclaration. Le Burundi participe à la Force de l’Union Africaine pour le maintien de la paix (AMISOM) depuis 2007. Après l’Ouganda, c’est le deuxième pays contributeur en troupes de l’Amisom avec près de 4000 hommes. Les autres pays contributeurs de troupes étant le Kenya, l’Ethiopie et Djibouti.