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Mai 2020 : L’ONU et l’UA appellent à un environnement «sûr et sécurisé»



L’Union africaine (UA) et l’ONU viennent d’appeler le gouvernement burundais à créer «un environnement sûr et sécurisé, afin de permettre aux Burundais d’exercer leurs droits politiques et civils dans la tolérance, la paix et l’acceptation mutuelle».


Cet appel conjoint a été lancé dimanche, jour de la clôture de la campagne électorale démarrée le 27avril pour le triple scrutin (présidentielle, législatives et municipales) prévu mercredi, le 20 mai.


Les deux Organisations ont encouragé toutes les structures impliquées dans l’organisation des élections du 20 mai 2020, les forces de défense et de sécurité et les médias d’Etat à «contribuer pleinement à la préservation d’un environnement stable et paisible, gage d’élections libres, inclusives, justes, transparentes et crédibles au Burundi», ont déclaré ces deux organisation dans un communiqué conjoint.


L’ONU et l’UA ont exhorté, en outre, tous les acteurs politiques à «s’abstenir de tout acte de violence, de propos haineux et à privilégier le dialogue afin de favoriser la tenue d’élections consensuelles et apaisées».


Sept candidats sont en compétition pour l’élection présidentielle alors que pour législatives, 13 partis politiques, deux coalitions et 18 candidats indépendants sont en compétition pour les 119 sièges de l’Assemblée nationale.


Pour la présidentielle, en cas de second tour, le scrutin est prévu le 19 juin.

L’élection sénatoriale est fixée au 20 juillet 2020 et celui des conseillers collinaires, est prévu le 24 août 2020.


L’effectif total des électeurs burundais qui seront appelés aux urnes lors des élections du 20 mai prochain est de 5 126 351 citoyens dont 2 688 803 femmes et 2 437 548 hommes.


En raison de la pandémie du Coronavirus, les Burundais de l’étranger ne vont pas participer aux votes. La CENI en avait enregistré 12.933.


En 2015, les élections générales boycottées par l’opposition ont été marquées par des violences liées à la contestation du 3ème mandat du président Nkurunziza, jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.


Ces élections sont, enfin, organisées sur fond de la propagation de la pandémie du covid-19 où 45 cas positifs sont déjà enregistrés au Burundi, dont un cas de décès et 9 guérisons, selon un communiqué du ministère de la santé publié dimanche.