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COVID-19/Elections de 2020 : Le futur président joue la politique de l’autruche


Général Evariste Ndayishimiye avec sa femme

A quelques jours de l’élection présidentielle dont il se sait déjà gagnant, le général Evariste Ndayishimiye, candidat du parti au pouvoir (CNDD-FDD) n’a d’yeux que pour le scrutin du 20 mai prochain qui fera de lui le magistrat suprême.


Même les ravages du coronavirus ne le font pas sourciller. Face à cette pandémie mondiale qui vient de faire sa première victime au Burundi, lui, général et futur président, se refuse de voir le danger.


Il multiplie les déclarations pour dire qu’il n’y a pas péril à la demeure. En cela, il rappelle la légende selon laquelle les autruches s'enfouissent la tête dans le sable lorsqu'elles ont peur, ce qui leur évite de voir ce qui les menace.


La politique de l’autruche est désormais sa stratégie et aussi celle du régime CNDD-FDD.

Selon lui, le miracle burundais est que les 3 individus déjà déclarés positifs au COVID-19 sont les seuls et ils vont bien. Depuis, il a été révélé par le biais du ministre de la santé publique que deux autres cas ont été identifiés pour enfin faire 5 cas au total.


« Je suis allé les voir et j’ai constaté qu’ils se remettent progressivement de cette maladie et nous n’avons pas d’autres cas déclarés », a-t-il lancé mercredi.

« Je pense que cet exemple burundais est un autre signe qui prouve que Dieu est avec nous, les mécréants qui sont encore au Burundi devraient se ressaisir et se tourner vers Dieu », a ajouté Evariste Ndayishimiye.


Comme pour conforter le futur président, le Ministre de la santé publique et de la lutte contre le sida, Thaddée Ndikumana, a publié un communiqué pour déclarer à la ville et au monde qu’un test sur 34 autres personnes ayant côtoyé les 3 individus déjà testés positifs n’a donné aucun résultat positif.


Les autorités burundaises se complaisent donc dans leur optimisme béat et font croire au monde que le coronavirus reste un épiphénomène….jusqu’aux prochaines élections sans doute. Le premier cas de décès par la maladie causée par le coronavirus ne va sans doute pas forcer le régime à changer ni de langage ni de stratégie car les élections de mai 2020 sont leur seule préoccupation.