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COVID-19: Une maladie qui risque de frapper plus l'élite burundaise que la population en générale


Un poids corporel excessif est considéré comme un signe de bonne vie et, par extension, de bonne santé au Burundi

L'hypertension artérielle, l'obésité et le diabète de type 2 sont des facteurs de risque majeurs de COVID-19, entraînant un risque accru de maladie grave chez les personnes qui développent la COVID-19, selon des chercheurs américains.


Une étude de New York a également montré que 88% des personnes admises à l'hôpital avec ce virus tueur et mises sous ventilateur ont fini par décéder.


Une analyse plus approfondie des taux de mortalité par ventilation a montré que 76,4% étaient âgés de 18 à 65 ans et que le taux de mortalité atteignait 97,2% chez les 65 ans et plus.


En revanche, parmi les mêmes groupes d'âge, ceux qui n'avaient pas besoin de traitement par ventilation, les taux de mortalité n'étaient que de 19,8% et 26,6%, respectivement.


Les diabétiques étaient plus susceptibles d'avoir été traités avec un ventilateur dans l'unité de soins intensifs (USI) ou d'avoir développé une maladie rénale aiguë.


L'étude, réalisée par une équipe des Feinstein Institutes for Medical Research, a consisté à examiner les données de 5 700 personnes et de 12 hôpitaux de New York. Cela en fait l'étude la plus importante et la plus complète des résultats de COVID-19 aux États-Unis jusqu'à présent.


Alors que le diabète, l'hypertension et l'obésité sont associés à la pauvreté dans le monde développé, ils sont étroitement associés à la richesse dans la plupart des pays en développement.


Ceci explique peut-être pourquoi le taux de mortalité est disproportionnellement élevé au sein de la population noire aux États-Unis, où l'obésité, le diabète et l'hypertension sont monnaie courante. Cela se reflète également dans les statistiques qui sortent du Royaume-Uni, où les personnes d'ascendance bangladaise meurent de COVID-19 deux fois plus que leurs homologues blancs. Les Noirs et autres Asiatiques meurent de 10 à 50% de plus que les Blancs. Ici aussi, l'obésité, le diabète et l'hypertension semblent être les facteurs déterminants.


Dans le cas du Burundi, la circonférence de l'abdomen est directement proportionnelle à la richesse. Dans un pays où l'indice de la faim était d'environ 60% en 2019, il n'est pas surprenant que les riches aient tendance à être plus obèses.


Alors que le diabète de type 2 est en grande partie une maladie des pauvres dans le monde développé, c'est une maladie des nantis dans la plupart des pays pauvres.


Au Burundi, l'élite au pouvoir, qui se sert généralement dans les coffres de l'Etat, constitue la bourgeoisie la plus riche de la population. Il n'est donc pas surprenant que des maladies comme le diabète soient plus répandues dans cette souche que dans la population générale.


Alors que le régime de Gitega a minimisé les risques de la pandémie de coronavirus, il semble qu'il expose l'élite dirigeante à un risque accru non seulement d'attraper le virus mais aussi d'en mourir.

Au sein de la population générale, la malnutrition, le sida et un système immunitaire globalement faible constitueront sans aucun doute les principaux facteurs de risque de COVID-19. Au sein de l'élite, ces maladies liées à la «surconsommation» constituent un danger particulier.


Comme des cas très médiatisés de COVID-19 commencent à être rapportés dans les médias locaux et régionaux, cette théorie semble être vraie. La première dame du Burundi aurait déjà été évacuée vers le Kenya pour des traitements. Le ministre de la santé aurait été au Kenya pour les mêmes raisons. Des agences de presse kenyanes ainsi que les médias burundais ont largement rapporté qu'elle est atteinte du coronavirus.


Son mari, le président sortant du Burundi, serait hospitalisé dans un hopital à Karusi, construit et don des chinois au pauvre pays d'Afrique de l'Est.


Si le président et sa femme sont malades de COVID-19, ceux qui les entourent: conseillers, gardes du corps, ministres et même le président nouvellement élu, peuvent tous avoir le coronavirus. En attendant leur guerison, le pays risquerait de se retrouver sans leadership, ce qui en soi constitue un danger grave pour le pays.