• burundidaily

COVID-19: une pandémie aggravée par la montée du nationalisme populiste dans le monde




Le coronavirus a commencé en Chine, précisément à Wuhan. Quand les Chinois mouraient, le monde était assis et regardait. La seule institution qui semble avoir fait des efforts pour au moins sonner l'alarme est l'OMS.


En Amérique, Donald Trump, le président de "l'Amérique d'abord", a vu en cette pandémie une opportunité de "battre" la Chine dans les négociations commerciales en cours entre les deux pays depuis un certain temps.


Pendant que la chine s'étalait au combat pour sa survie, aucun pays du monde développé ne semblait penser qu'un virus dans un monde connecté ne tardera pas à atterrir sur leurs territoires.


L'Amérique a fermé ses frontières à tous les voyages en provenance de Chine. Toutes les grandes puissances se sont déplacées pour extraire leurs citoyens de l'enfer viral chinois.

Ils ne savaient pas que le virus n'aurait pas besoin d'un passeport pour entrer sur leurs territoires.


Quand on regarde attentivement aux réponses économiques de tous les principaux pays développés aux perturbations économiques causées par ce nouveau virus, il devient immédiatement clair à quel point ils ont tous été myopes. L'Amérique envisage déjà de passer un renflouement de 2 billions de dollars pour garder son économie en marche. La France et la Grande-Bretagne veulent également injecter d'importantes sommes d'argent pour sauver leurs économies gravement touchées par le coronavirus.


Malgré toutes ces mesures, le monde semble se diriger vers une nouvelle récession économique. Une récession causée par le virus.

Maintenant que le virus est dans leur pays, ils n'ont d'autre choix que d'agir. Et cela leur coûte beaucoup plus que s'ils avaient agi alors que le virus était encore confiné en Chine. Quelques centaines de millions auraient suffit pour minimiser d'une manière significative l'impacte du virus et peut-être l'isoler en chine.


Donald Trump a décidé d'appeler le coronavirus, le "virus chinois" comme si le virus avait une nationalité. Il s'agit d'une tentative de rejeter tous torts sur la Chine, un pays qui semble avoir géré la flambée du virus beaucoup mieux que certains pays développés ne semblent se débrouiller.


Si le monde s'était mobilisé tôt et avait jeté tout son poids pour contenir le virus là où il avait commencé, en Chine, on ne serait pas enfermé à cause de la propagation de ce virus.


"Moi d'abord" ou après mois le déluge semble avoir été la politique à l'époque. Le sentiment nationaliste semble avoir guidé la prise de décision dans la plupart des pays qui seraient normalement à l'avant-garde de la lutte contre toute épidémie ayant les capacités de devenir un danger pour la santé dans le monde. Maintenant, le monde paie un lourd tribut pour ce nombrilisme international.


Les Etats Unis d'Amérique ne s'intéressant qu'à leur propre arrière-cour sous Trump, le monde a perdu un leadership fiable que les États-Unis ont toujours été dans des situations comme celles-ci. Et maintenant, malheureusement, les États-Unis semblent payer un lourd tribut à cause de cette attitude nationaliste qui prévaut sur tout dans l'administration du president Trump.


L'Afrique n'a aucune chance


Il n'est point question de savoir si l'épidémie engloutira l'Afrique mais de quand ce continent sera engluti. La plupart des pays africains n'ont ni les moyens ni les capacités techniques nécessaires pour mettre en place des stratégies solides de lutte contre ce virus.


Dans le passé, comme lorsque Ebola avait englouti la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest, la solidité internationale a fait une énorme différence et a empêché une tragédie humaine de se produire. Cette fois-ci, il semble que l'Afrique sera en grande partie isolée et délaissée sans aide. La solidité internationale ne sera pas là cette fois, et si jamais elle se concrétise, elle sera soit insuffisante, soit viendra tout simplement trop tard pour faire une différence matérielle.


Chaque pays semble vouloir éteindre le feu dans sa propre cour d'abord. L'Italie, qui est aujourd'hui le pays le plus touché, a très peu bénéficié de l'aide de ses voisins européens. La Chine, de tous les pays qui ont des moyens de venir au secours de l'Italie est le seul pays à avoir offert une aide matérielle et technique importante. L'Union Europe semble s'être divisée lorsqu'il s'agit de monter une lutte paneuropéenne contre ce nouveau virus.


Ayant récemment hérité de nouveaux dirigeants, c'est peut-être aussi un manque ou une crise de leadership en Europe. Mais quel que soit le résultat dans ces pays développés, il ne sera pas aussi catastrophique que dans les pays les plus pauvres, principalement en Afrique.


Mais qui sait; la Chine peut en profiter pour renforcer sa position sur le continent noir en fournissant à l'Afrique des équipements médicaux dont elle a tant besoin et en déplaçant ainsi l'Occident de la position de partenaire privilégié dont il jouit depuis si longtemps en Afrique.