• burundidaily

Dernier 8 mars de l’ère Pierre Nkurunziza pour les femmes burundaises

La gent féminine burundaise vient de fêter la dernière journée internationale pour la défense des droits des femmes sous le règne de Pierre Nkurunziza.

C’est sans doute pour la plupart, un ouf de soulagement. Car le long régime de Pierre Nkurunziza a largement avili les femmes burundaises.

Nombre d’entre elles ont été assassinées, kidnappées, violées ou forcées à l’exil. D’autres ont dû reléguer aux oubliettes de l’histoire leur élan de plaidoyer pour la promulgation de la loi fixant le droit, pour les femmes, à l’héritage.

C’est depuis le stade de Gatwaro en province de Kayanza que Pierre Nkurunziza, en personne, a arrêté net toutes les activités relatives aux droits d’héritage pour les femmes (loi sur les successions et les régimes matrimoniaux).

Aucun régime burundais n’aura chosifié la femme burundaise plus que le pouvoir CNDD-FDD.

Mais la dernière fête pour les droits des femmes a, naturellement, été célébrée avec faste et solennité à Gitega, le 9 mars 2020. La veille, Martin Nivyabandi, ministre des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre avait publié une déclaration circonstancielle teintée de forte démagogie.

« La célébration de cette journée offre une opportunité de se fixer de nouvelles orientations et priorités pour atteindre plus de résultats en matière de protection et de défense des droits des femmes.

Pour les femmes, elle est une occasion de s'évaluer par rapport à leur rôle de pilier de développement durable au sein de leur famille et de leur pays », a-t-il déclaré.

Les femmes burundaises ne devaient donc pas se laisser berner par les beaux discours officiels. Au lieu de baisser la garde, elles devaient continuer à se battre pour faire plier les tyrans et autres dictateurs qui leur volent leur avenir.

Pour rappel, le 8 mars 2020 coïncide avec le 25ème anniversaire de l'adoption de la déclaration et du programme d'action de Beijing de 1995, le 20ème anniversaire de l'adoption de la résolution 1325 du conseil de sécurité des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité ; le 5ème anniversaire des objectifs de développement durable, et aussi au moment où le Burundi entre dans une période électorale.