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Des zones rurales burundaises bientôt tirées de l’ombre grâce à la Banque Mondiale

La Banque Mondiale a récemment approuvé deux subventions d'un montant total de 160 millions de dollars de l'Association internationale de développement (IDA) « pour aider à améliorer les services essentiels grâce à l'énergie solaire et au développement local dans les zones rurales et reculées du Burundi », a-t-on appris d’un communiqué de cette Institution. Ce projet est une aubaine pour le Burundi car, selon les récentes statistiques, seul un Burundais sur 10 a accès à l'électricité dans le pays et 2% de la population en zones rurales. «Grâce à ces projets, nous contribuerons à améliorer les moyens de subsistance des Burundais vivant dans les zones rurales et à renforcer le capital humain», a déclaré le directeur national de la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret. «Il aidera à construire de petites infrastructures telles que des écoles, des centres de santé et des routes comme bouée de sauvetage pour les communautés rurales, à améliorer la nutrition et à élargir l'accès à l'électricité solaire.». Ce double financement s’articule sur les deux projets que voici : Le projet Énergie solaire dans les communautés locales (SOLEIL) ou «Nyakiriza» au Kirundi («Éclairez-moi») , d'un montant de 100 millions de dollars, subvention de l'IDA doublera presque le taux d'accès à l'électricité dans le pays en élargissant l'accès aux familles rurales, aux entreprises locales et aux écoles et des centres de santé dans certaines des régions les plus pauvres du pays, améliorant ainsi les conditions de vie et le bien-être des populations. Plus de 91 000 familles, 4 000 petites entreprises, 500 écoles et 400 centres de santé auront accès à l'électricité via des mini-réseaux ou des systèmes solaires autonomes. 400 autres écoles et 300 000 ménages auront accès à des cuisinières propres et efficaces. Cela améliorera la qualité des services de santé et d'éducation dispensés dans les zones rurales et fournira environ 17 MW de capacité de production renouvelable. En outre, le projet offrira une formation sur l'emploi des femmes et l'entreprenariat féminin et renforcera les réglementations et les politiques pour attirer la participation du secteur privé à la fourniture de services énergétiques hors réseau. Le projet de développement communautaire intégré ou «Turikumwe» au Kirundi («nous sommes ensemble»), d'un montant de 60 millions de dollars de l'IDA, contribuera à améliorer la nutrition, l'accès aux services de base et les opportunités économiques pour les populations les plus vulnérables dans la partie la plus pauvre du pays, y compris les communautés de réfugiés et les Burundais déplacés ont récemment déménagé dans les régions ciblées par le projet. Il sied de préciser, enfin, que cette initiative de développement impulsée par la communauté aidera à construire et à réhabiliter des établissements d'enseignement et de santé, ainsi que des systèmes d'approvisionnement en eau et d'assainissement, des routes rurales et des ponts. Il permettra également de créer 1 000 micro-entreprises, de former environ 8 000 personnes à la sécurité alimentaire et à la nutrition et de générer plus d'un million de jours de travail. En dépit de la mal-gouvernance consubstantiel au régime CNDD-FDD qui contrôle le pays depuis plus d’une décennie, la Banque Mondiale est restée aux cotés des Burundais et intervient dans plusieurs domaines de développement socio-économique.