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Elections de 2020 : controverse autour des mandataires



A moins de deux mois des élections générales au Burundi, la Commission électorale nationale indépendante, CENI, et les partis politiques en compétition ne s’accordent pas sur le nombre de mandataires des partis ou coalition en compétition.


En effet, la CENI en fixe deux dont un sera le suppléant en cas d’absence du premier. Mais les partis politiques tiennent, mordicus, à ce que le nombre de mandataires soit revu à la hausse.


« C’est insensé de ne reconnaître qu’un seul mandataire par parti politique ou coalition, le jour du scrutin, il en faut plus car leur rôle est de suivre le scrutin de bout en bout par bureau de vote, jusqu’à la signature des procès-verbaux », a déclaré aux médias locaux Agathon Rwasa, leader du parti CNL, Conseil national pour la liberté.


Dans l’hypothèse où l’actuelle pandémie du Coronavirus ne les remettrait pas aux calendes grecques, les prochaines élections promettent des scènes de prises- de- becs et autres crocs-en-jambe.


Dopé par son inoxydable assise populaire, Agathon Rwasa a juré de ne pas lâcher le morceau. Son unique vœu est que le jour J arrive sans anicroche.


Ses millions de partisans qui se font tuer comme des mouches dans les quatre coins du Burundi ont la consigne non officielle de ne pas brocher pour ne pas pousser le parti à la faute et donner au régime CNDD-FDD une brèche pour le mettre hors compétition.

Face à ce duel fatal des deux géants, les partis satellites du CNDD-FDD ou la coalition qui lui ont juré fidélité se mettent du côté de la CENI pour réclamer un seul mandataire.


Manifestement, cette drastique réduction des mandataires cacherait un noir dessein de tripatouiller le prochain processus électoral au profit du CNDD-FDD, au pouvoir depuis 2005.