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En quarantaine, on se prend désormais en charge au Burundi

Qu’ils se le tiennent pour dit ! Désormais, la case « quarantaine », par laquelle passeront immanquablement tous les Burundais ou autres étrangers venus au Burundi et naturellement soupçonnés d’être porteur du COVID-19, est payante.

Le laps de temps d’une prise en charge logistique jusqu’alors gratuite (grâce à la Banque Mondiale cela va sans dire) a vécu. Seule une soixantaine de personnes en auront finalement profité.

En cette matière, la BM a passé le pays en mode « sevrage », la pauvreté chronique a pris le dessus. Le Burundi ne s’en cache plus.

Ainsi, dans une récente déclaration surprise faite par le Ministre burundais de la santé publique et de la lutte contre le sida, Dr Thaddée Ndikumana a indiqué que chacun mettra la main à la poche pour payer la facture au bout des 14 jours légaux de mise en quarantaine.

«Dorénavant, les frais de résidence et de subsistance pendant toute la durée de la quarantaine seront à charge du voyageur», a déclaré le Ministre.

Se déplacer en direction du Burundi est d’ailleurs fortement déconseillé par les autorités burundaises.

«En plus des mesures de prévention contre le Covid-19 déjà portées à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, nous demandons aux burundais résidents à l’étranger ainsi qu’aux étrangers établis régulièrement au Burundi et qui sont en dehors du pays en ce moment, de rester dans les pays de résidence en attendant que des dispositions supplémentaires relatives à la mise en quarantaine soient prises », a annoncé le Ministre burundais en charge de la santé.

Parmi les mesures précédemment annoncées figurent, notamment, le lavage des mains à l’eau propre et au savon ou à l’eau chlorée ainsi que le fait d’éviter aux maximum de se serrer la main et de s’embrasser pendant cette période de surveillance du Covid-19.

Avant cette batterie de mesures, les premiers cas suspects étaient dirigés à l’hôtel Méridien/Source du Nil.

« Le ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida réitère son appel à la sérénité et au respect strict des mesures d’hygiène déjà recommandées », a-t-il ajouté. Comme pour tout corser, son collègue de la sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni a pris l’option de fermer, pour sept jours, l’aéroport international de Bujumbura (Melchior Ndadaye).

«Les voyages aériens via l'aéroport Melchior Ndadaye sont suspendus pendant 7 jours, mais le transport aérien des marchandises maintenu et les frontières du Burundi restent ouvertes », a déclaré le ministre burundais de la sécurité publique.