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Fraude fiscale : Bujumbura caracole en tête de classement pour l’année 2019

Bujumbura, la capitale économique du Burundi est en tête du classement 2019 de l’Office burundais des recettes, OBR, en matière de fraude fiscale au Burundi. Il sied de préciser, d’entrée de jeu, que la fraude fiscale est faite grâce à la complicité de l’administration et de la police. « Les services mobiles de l’Office Burundais des Recettes (OBR) ont recouvré en 2019 de la fraude et la contrebande un montant de 976 046 006 de FBu. Parmi cette somme, 495 423 288 de FBu ont été recouvrés en mairie de Bujumbura, suivi de Rutana avec un montant de 100 382 527 FBu. Les amendes sont appliquées sur la valeur en douane et les moyens de transport utilisés », fait remarquer l’OBR. Ces déclarations tonitruantes paraissent dans un épais document de l’OBR intitulé : «De la fraude douanière: constatation, typologie et répression à l’OBR». La fraude fiscale a porté essentiellement sur « les marchandises à haut niveau de taux de taxes (produits sensibles) ou avec surtaxes comme les pagnes, le sucre, la farine de blé, le lait en poudre, les piles électriques… ». Les marchandises nécessitant une licence comme le carburant, les engrais chimiques, les sachets en plastique…attirent la fraude et la contrebande. Il en est de même pour les marchandises avec surtaxes comme les tissus importés, les vins et liqueurs… ainsi que les médicaments. Pour décourager les commençants véreux, l’OBR les soumet aux amendes souvent prohibitives. Ces amendes/sanctions sont appliquées à deux niveaux : une amende de 50 % de la valeur en douane et une amende sur les moyens de transport utilisés. A titre illustratif, un vélo impliqué dans la fraude paie 20 USD, une moto 200 USD, les voitures 600 USD, les véhicules type « Jeep » ou type « Hiace » 500 USD, les camions dont la capacité de chargement est inférieure à 4 tonnes 2 000 USD, les véhicules dont la capacité de chargement est supérieure ou égale à 10 tonnes 5 000 USD, le navire dont la capacité de chargement est inférieure à 250 tonnes 7 000 USD, le navire dont la capacité de chargement est supérieure à 250 tonnes 10 000 USD. Les peines d’emprisonnement sont également prévues jusqu’à 5 ans sur condamnation et la confiscation des marchandises prohibées.