• burundidaily

Génocide rwandais : Félicien Kabuga,un des principaux accusés encore en fuite, arrêté près de Paris

AFP/RTBF


Félicien Kabuga, l’un des principaux accusés encore en fuite, a été arrêté près de Paris selon le parquet général français.


L'homme d'affaires rwandais Félicien Kabuga, considéré comme le financier du génocide de 1994 et activement recherché par la justice internationale depuis vingt-cinq ans, a été arrêté samedi matin en région parisienne, annonce le parquet général de Paris dans un communiqué.


"Agé de 84 ans, il résidait sous une fausse identité dans un appartement d'Asnières-sur-Seine, grâce à une mécanique bien rodée et avec la  complicité de ses enfants", a précisé le parquet.


A l'issue d'une procédure judiciaire devant la cour d'appel de Paris, Félicien Kabuga devrait être remis au Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux à La Haye, pour y être jugé pour crimes contre l'humanité, a-t-il ajouté.


Qui est Félicien Kabuga ?


M. Kabuga, qui résidait à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine) sous une fausse identité, est notamment accusé d'avoir créé les milices Interahamwe, principaux bras armés du génocide de 1994 qui fit 800.000 morts selon l'ONU. Il est visé par un mandat d'arrêt du Mécanisme international, la structure chargée d'achever les travaux des tribunaux internationaux pour le Rwanda (TPIR).



Dans la liste des fiches signalétiques diffusées par Interpol, sa "notice rouge" le présente comme étant né le 19 juillet 1935. Plutôt petit (1,67 m), cheveux courts, yeux marron, il parle français, allemand, anglais et, bien sûr, sa langue maternelle, le kinyarwanda.


Ses crimes supposés, selon cette même fiche ? "Génocide, complicité, incitation et complot en vue de commettre un génocide, crime contre l’humanité".


Félicien Kabuga est le dernier "gros poisson" du génocide des Tutsi que le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) n’avait pas réussi à arrêter : voilà vingt-cinq ans qu’il échappait à la justice internationale et aux Américains, prêts à offrir 5 millions de dollars (4,4 millions d’euros) pour le moindre renseignement susceptible de conduire à sa capture.