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Gros plan sur le capitaine Dieudonné Kasereka, personnage toxique

Mis à jour : juil. 25

Par Rumenge Nt. Alain ||



Capitaine Dieudonné Kasereka

Adulé par sa hiérarchie qui a du mal à appréhender son côté «jardin» plutôt sombre, détesté par la communauté des Banyamulenge et d’autres populations du Sud-Kivu dont il bafoue quotidiennement les droits, le Capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’armée congolaise dans cette province orientale brille par son ambigüité atavique.

Par moment, les gens du Sud-Kivu ont cru pouvoir enfin respirer, en apprenant que ses anciens bourreaux, à savoir le Colonel Katembo Honoré avait été viré de son poste de commandement à Minembwe pour ses accointances avec la galaxie Mai-Mai (Babembe, Fuliro et Nyindu) engagés pour la tuerie, le massacre et le génocide de Banyamulenge.

Mais c’était sans compter avec cet énergumène, le Capitaine Dieudonné Kasereka. Sous sa houlette, les FARDC au Sud-Kivu se sont coalisées avec tout un cocktail de miliciens Mai-Mai bembe, fuliro et Nyindu pour canarder et rayer la communauté des Banyamulenge des Hauts-Plateaux de l’Itombwe. Cette chasse à l’homme est en cours depuis près de deux ans.

Le capitaine Kasereka dont on ignore encore la véritable identité et le cursus académique – tant civil que militaire- n’agit pas seul. Il opère en tandem avec le général Muhindo Akili Mundos ainsi que le colonel Katembo.

Tous ces trois officiers ont en commun la farouche haine des Banyamulenge au Sud-Kivu les Banyarwanda au Nord-Kivu et les Tutsis en général.

Curieusement, les autorités politiques provinciales ne semblent y voir aucun inconvénient et certaines s’y accommodent parfaitement (cas connu du Ministre de la sécurité, Lwaboshi).

La Capitaine Kasereka déteste particulièrement les tutsis dits Banyamulenge, oubliant que la RDC est par essence un mélange de tribus diverses et variées.

Ses régions frontalières avec les 9 pays voisins regorgent de populations ayant quasiment des congénères transfrontaliers. De Luozi chez les Manianga, en passant dans l’Ubangi chez les Sango –Yakoma , et monter jusqu’à Faradja chez les Alur, descendre dans le Bunia à Mahagi chez les Hema au Nord-Kivu chez les Nande et Banyarwanda jusqu’au Sud-Kivu chez les Bambembe, les Bafulero et Banyamulenge jusqu’à Kasumbalesa, puis Kahemba dans le Kwango chez les Tchokwe et Lundas, jusqu’à l’embouchure du fleuve vers le Cabinda chez les Bazombo. Toutes ses populations transfrontalières ont un oncle paternel d’un côté et/ou un oncle maternel de l’autre côté de la frontière artificielle créée par les colonisateurs. Ainsi sont faites plusieurs populations africaines.


Comme porte-parole de l’armée au Sud-Kivu, Kasereka ne parle presque jamais des bévues de l’armée pourtant reconnues tant au niveau national qu’international. Que ce soit à l’Est, notamment dans les Kivu et l’Ituri, ou ailleurs où les appétits gloutons des officiers trop partisans et tribalistes/racistes les poussent à faire mains basses sur les biens privés et impunément.


Il est temps que le pouvoir central à Kinshasa comprenne que les personnes tel que le général Muhindo Akili Mundos, proche du président Joseph Kabila, relevé de ses fonctions en juin 2015 et rappelé à Kinshasa car régulièrement cité dans plusieurs rapports du groupe d’experts onusiens sur la RD Congo et son porte-parole accusés d’avoir inciter des éléments des forces armées de la RD Congo (FARDC) à commettre des tueries à Beni, zone en proie à une série de massacres depuis septembre 2014, sont des éléments nuisibles à la paix et à la sécurité de cette partie du pays. Sinon, rien ne marchera.