• burundidaily

Huit mesures urgentes recommandées par HRW pour améliorer le tableau des droits humains au Burundi



Le nouveau président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, devrait faire de la protection et de la promotion des droits humains une priorité pendant sa présidence», a déclaré mercredi nuit jeudi Lewis Mudge, directeur de la division Afrique centrale de HRW.

Cette ONG internationale des droits de l’Homme, adresse au nouveau président burundais, huit recommandations pour «améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays».


HRW lui a recommandé, notamment, de «démettre de leurs fonctions les agents des forces de sécurité et autres fonctionnaires responsables d’abus; contrôler et lancer des poursuites judiciaires contre les membres de la ligue des jeunes Imbonerakure du parti au pouvoir qui commettent des abus».


Elle lui a également demandé de «faire respecter les droits à la liberté d’expression, d’assemblée et d’association; assurer l’indépendance du pouvoir judiciaire ; demander des comptes à ceux qui ont commis les pires abus; et rétablir la coopération avec les mécanismes régionaux et internationaux judiciaires et des droits humains».


«Le défi qui se présente Au président Ndayishimiye est colossal: mettre fin aux cycles de violence et d’abus alimentés par l’impunité, qui affectent le Burundi depuis longtemps », a déclaré Kenneth Roth, directeur exécutif de HRW.


«Contrôler les Imbonerakure, mettre fin à l’impunité pour les abus et ouvrir l’espace politique aux Burundais sont autant d’éléments clés pour y parvenir», a-t-elle ajouté.


Gitega n’a pas encore réagi à cet appel.

Vainqueur de l'élection présidentielle du 20 mai dernier, le général Evariste Ndayishimiye a prêté serment le 18 juin après le décès inopiné de Pierre Nkurunziza (8 juin) dont le mandat devait prendre fin le 20 août.


Le nouveau président a nommé son gouvernement le 30 juin et a présidé son premier conseil des ministres le 8 juillet, un mois après le décès de son prédécesseur. Evariste Ndayishimiye a hérité d’un pays éprouvé par 5 ans de grave crise politique et sécuritaire, suite à la décision de son prédécesseur, Pierre Nkurunziza, de briguer un 3ème mandat jugé illégal.


Le jour de son investiture, Evariste Ndayishimiye a promis de «réformer le système judiciaire et de veiller à ce que tous les fonctionnaires ou autres responsables qui commettent des délits rendent des comptes».