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Impossible rapatriement forcé des réfugiés burundais vivant en Tanzanie



La réticence des réfugiés burundais vivant en Tanzanie aura douché les espoirs des autorités burundaises. Il s’est finalement avéré impossible de rapatrier la totalité des réfugiés burundais jusqu’à fin décembre 2019. Pourtant, un accord entre la Tanzanie et le Burundi sur leur rapatriement forcé avait été scellé en septembre denier.


Selon Nestor Bimenyimana, face à la réticence des réfugiés, le Burundi a privilégie le respect de l’accord tripartite signé entre le HCR, le Burundi et la Tanzanie en mars 2018.


En mars 2018, un accord tripartite de rapatriement des réfugiés burundais vivant en Tanzanie avait été signé entre le HCR, la Tanzanie et le Burundi.


Selon les termes de cet accord «les réfugiés qui souhaitent rentrer de leur plein gré seront assistés» et que «ceux qui ne veulent pas seront protégés en terre d’exil».

A l’international, le droit prime sur la force, unique argument du régime CNDD-FDD.

Nestor Bimenyimana reconnait l’échec burundais sans circonlocutions : «L’engagement initial de rapatrier au moins 2000 réfugiés par semaine n’a pas été respecté à cause du mauvais état de la route reliant le Burundi à la Tanzanie ainsi que la réticence de certains réfugiés », a ajouté Nestor Bimenyimana.


«Le rapatriement doit être volontaire, aucune contrainte ne doit être exercée sur eux», a expliqué le directeur général du rapatriement.


C’est ainsi que le rapatriement se fait à compte-gouttes. A tel point que moins de 3000 réfugiés sont rentrés depuis le début de cette année.


«Depuis janvier 2020, nous avons déjà enregistré un effectif total de 2.577 réfugiés rapatriés de la Tanzanie », a déclaré le directeur général du rapatriement, Nestor Bimenyimana.


D’après le dernier décompte de l’Agence de l’Onu pour les réfugiés, UNHCR, le nombre total des réfugiés burundais était estimé à 336.656 au 29 février 2020.


Avec un effectif de plus de 168.038 mille personnes, La Tanzanie est le premier pays d’accueil des réfugiés burundais. Elle est suivie du Rwanda (73mille), de l’Ouganda (48.119) et de la République démocratique du Congo, RDC (47.172).


La quasi-majorité de ces réfugiés ont quitté leur pays, il y a cinq ans, suite à la crise politique et sécuritaire provoquée par la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat, jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.