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L’armée burundaise en terre congolaise pour traquer les rebelles de RED-TABARA

C’est officiel. L’armée burundaise dépêche depuis quelques mois ses éléments en République démocratique du Congo, RDC, pour traquer et anéantir les rebelles relevant du Mouvement RED-TABARA (Résistance pour un Etat de droit), qui, estiment les autorités burundaises, veulent faire capoter l’imminent processus électoral au Burundi.

Cette semaine, des militaires burundais ont aussi traversé la Rusizi en passant par la transversale 3 sur la colline Nyamitanga de la commune Buganda en province Cibitoke qui jouxte l’est de la République démocratique du Congo.

Des témoignages concordant attestent les bruits de bottes quasi réguliers dans ce secteur. Selon des habitants de Cibitoke et des environs, les militaires burundais se déplacent la nuit et passent par le groupement de Sange dans la plaine de la Rusizi avant de rejoindre les groupements de Kigoma et Remera.

D’abord discret et soigneusement caché à la hiérarchie de l’armée congolaise, leur mouvement presque officiel, connu et coordonné par les deux armées. Ils sont d’ailleurs conduits vers les localités congolaises par un haut gradé du 3305 ème régiment de Kabunambo (groupement de Sange, territoire d’Uvira au Sud-Kivu). « Nous avons la mission de combattre les rebelles burundais du Red-Tabara qui veulent perturber les prochaines élections », témoigne un officier sous couvert d’anonymat.

Des militaires identifiés pour ces missions périlleuses le disent à leurs proches afin qu’ils soient tenus au courant en cas de pépin. Les militaires qui partent au Congo se sont regroupés dans les camps de Cibitoke et Butara (province de Cibitoke au nord-ouest du Burundi) ainsi que Mudubugu (province de Bubanza à l’ouest).

Il s’agit, naturellement, d’une mission moins glorieuse que celle qui les mène en Somalie. D’abord parce qu’elle n’est pas assortie de dollars en espèces sonnantes et trébuchantes ; ensuite parce qu’il s’agit d’aller combattre des compatriotes. Enfin, la cause de la lutte n’est pas évidente pour ces éléments de l’armée burundaise.