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L’Australie ferme les yeux sur les violations des droits humains et reprend langue avec Gitega

Alors que le monde libre (Occident) a rompu ses amarres avec le Burundi pour contester les vagues de violations des droits humains dont ce pays d’Afrique de l’est est devenu le théâtre, l’Australie ferme les yeux et renoue avec Gitega.

Le gouvernement fédéral australien vient, en effet, d’accepter la demande d’ouvrir sur son sol un consulat de la République du Burundi sur requête de sa citoyenne, Madame Margaret Court, championne du tennis australien.

A la tête d’une église pentecôtiste de Perth qui prêche contre l’homosexualité, Margaret Court et son époux Barry ont introduit cette requête sur demande du Président burundais, Pierre Nkurunziza qui est aussi «un born aigain».

«Le président burundais m’a demandé si je pouvais être consul de son pays et le gouvernement australien qui a pris du temps pour analyser les contours a fini par accepter. Les relations diplomatiques entre le Burundi et l’Australie pour le moment sont rétablies», a-t-elle déclaré.

Contactée par le Journal The Age pour clarifier sa position, elle a déclaré que la situation évolue favorablement au Burundi. «L’économie est florissante. Je suis très fière de la reprise de notre coopération ».

Cette main tendue par l’Australie chiffonne les défenseurs des droits de l’homme ainsi que plus de 2100 réfugiés burundais vivant en Australie. «C’est aberrant qu’une femme australienne très reconnue soutienne un régime qui tue des gens », a fait remarquer Pacifique Ndayisaba, refugié burundais victime des violences de 2015, établi en Australie se dit choqué.

Depuis cinq ans, le Burundi est plongé dans une grave crise politique et sécuritaire suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat illégal.

Selon le dernier rapport des Nations Unies, des autorités du Burundi et des jeunes affiliés à la Ligue des jeunes du parti au pouvoir (Imbonerakure) ont commis de graves violations des droits humains contre plusieurs opposants réels ou présumés.

La Cour pénale internationale (CPI) a ouvert une enquête.