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L’honorable Anglebert Ngendabanka lance une fatwa contre des journalistes d’Iwacu



Elu dans la circonscription de Cankuzo à l’extrême est du Burundi, l’honorable Anglebert Ngendabanka, vient de lancer un appel au lynchage physique des journalistes d’IWACU qui ont daigné rapporter ses dérapages dans sa circonscription.


Anglebert Ngendabanka menace d’éliminer physiquement (“écraser la tête”) ces journalistes à la langue pendante qui l’ont cité dans un papier relatant la guéguerre entre les partis CNNDD-FDD et FNL.


Anglebert Ngendabanka quand il était au maquis

Dans un communiqué publié lundi à cet effet, le journal Iwacu affirme avoir appris avec consternation ce dimanche des propos de ce fameux député menaçants « certains de ses journalistes ».


« Les menaces dont Iwacu détient les preuves et qu’il communiquera à la Justice émanent d’un député élu dans la circonscription de Cankuzo », Anglebert Ngendabanka.


Face à ces menaces qui ne tarderont pas à se concrétiser, le journal IWACU s’inquiète et tire la sonnette d’alarme pour la protection de ses rédacteurs.


IWACU promet aussi de référer le cas de cet élu du peuple au Président de l’Assemblée nationale afin que ces menaces envers les journalistes cessent.


La direction du journal tiendra le député Anglebert Ngendabanka responsable de toute atteinte à l’intégrité physique de ses journalistes.


Seul journal réellement indépendant encore fonctionnel au Burundi, le Journal IWACU ne manquera pas de prendre la menace à sa juste mesure. Quatre de ses journalistes sont détenus depuis plusieurs mois pour avoir porté leur regard sur une foudroyante attaque rebelle survenue vers la fin de l’année dernière dans la commune de Mabayi en province de Cibitoke.


Un autre journaliste d’IWACU a été enlevé et certainement tué il y a plus de 2 ans.

Ce député est aussi connu pour être instigateur de la quasi-majorité des cas de torture, d’assassinats, d’enlèvements et de séquestration des opposants dans la province de Cankuzo.


C’est aussi le même député qui a fait emprisonner des écoliers et autres élèves accusés de gribouiller les photos du Président de la République, Pierre Nkurunziza, dans les manuels scolaires.