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L’obsession d’une rébellion ne quitte pas la police burundaise

La police burundaise voit des rebelles partout, en particulier dans les communes ou quartiers contestataires du 3ème mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza.

Là, les patrouilleurs ont la gâchette facile et tirent sur tout ce qui bouge ou ne bouge pas. C’est ainsi que dans la commune de Mugamba en province de Bururi, des policiers viennent de faucher par balles un certain Niyondiko, paisible citoyen de la colline Gakaranka dans la zone de Kivumu. Selon ses voisins, il était accusé d’appartenir à un groupe rebelle.

Les policiers l'ont trouvé chez lui à son domicile et ont tiré sur lui sans sommation ni autre forme de procès.

Selon des témoignages concordants, avant de le mitrailler, un groupe imposant de policiers et de militaires ont encerclé son domicile.

Manifestement, ils avaient la mission de le tuer. Comme pour confirmer leur thèse d’avoir fauché un rebelle avéré, les assassins ont brandi deux pistolets, arguant qu’il s’agissait de ses armes.

Dans la foulée de cette patrouille, trois autres personnes ont été arrêtées. Les défenseurs des droits humains dénoncent un assassinat extrajudiciaire. «Un groupe de militaires et de policiers lourdement armé aurait pu arrêter cette personne au lieu de la tuer à son domicile», fait remarquer sous signe d’anonymat un défenseur des droits de l’homme.