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L’OMS veut de la lumière sur les raisons de «l’expulsion» de son représentant au Burundi



L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ne décolère pas au lendemain de l’expulsion surprise de son représentant à Bujumbura ainsi que celle de ses trois fonctionnaires.


Elle se demande «pourquoi les autorités burundaises ont expulsé son haut fonctionnaire du pays et trois autres membres du personnel», a rapporté vendredi le Bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU au Burundi.


«Nous sommes en communication avec le gouvernement du Burundi pour clarifier et comprendre les raisons derrière la décision qu'il a prise», a déclaré Mme Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’Afrique pour l’OMS.


Mercredi, le Ministre burundais des Relations extérieures et de la coopération internationale, Ezéchiel Nibigira, a informé l’OMS via une note verbale, que son représentant au Burundi ainsi que trois autres fonctionnaires de l’OMS sont déclarés «persona non grata» et que, par conséquent, ils doivent quitter le Burundi «avant le 15 mai 2020».


Il s’agit de Kazadi Mulombo, représentant l’OMS au Burundi, Jean-Pierre Mulunda, coordinateur technique de la riposte contre le Covid-19, Ruhana Mihindi, chargé du programme de lutte contre les maladies transmissibles ainsi que le professeur Daniel Parzy, expert en biologie moléculaire.


«Nous travaillons avec le système des Nations Unies dans le pays pour organiser le départ de notre personnel», a déclaré la directrice régionale de l’Afrique pour l’OMS.


Les autorités burundaises n’ont pas encore donné les raisons de cette expulsion.


Cette décision intervient dans un contexte de pandémie de la Covid-19 qui, officiellement, a touché jusqu’ici 29 personnes dont 7 sont guéries et une décédée.


Elle intervient aussi en pleine campagne électorale pour le triple scrutin du 20 mai (présidentielle, législatives et communales). Démarrée le 27 avril dernier, elle se clôture dimanche, le 20 mai.


Il est à rappeler qu’en 2001, Kassy Manlan, Représentant de l’OMS au Burundi, avait été nuitamment assassiné à Bujumbura. Il se serait mis au travers de la route de ceux qui voulaient pomper le fonds alloué à la lutte contre l’épidémie de malaria qui faisait rage à l’époque.