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La Ligue Iteka condamne le carnage de Bujumbura rural

La Ligue burundaise des droits de l’homme, ITEKA, vient de condamner énergiquement la théâtralisation du drame par le régime burundais dans la province de Bujumbura et le massacre de masse ayant récemment visés des jeunes Imbonerakure dans les provinces de cette commune dans l’unique but de discréditer pour disqualifier le parti CNL. «De puis la deuxième quinzaine du mois de janvier 2020, la Ligue Iteka a été informée d’un regroupement et d’armement des jeunes Imbonerakure dans la localité de Kajeke du côté de la forêt de Rukoko dans le but d’entacher le parti CNL. Ces jeunes Imbonerakure provenaient de Buringa et Kagwema en commune Gihanga, province Bubanza», a déclaré Anschaire Nikoyagize, président de cette organisation. Les Imbonerakure sommairement entrainés ont joué le jeu dès le 19 février et certains y ont péri. «En date du 19 février 2020, à Muyira, commune Kanyosha, province Bujumbura rural, des affrontements entre un groupe d’hommes armés signalés à Kirombwe et des éléments de l’armée appuyée par la police ont fait 2 personnes tuées et deux autres arrêtées». Comme prévu, cette attaque simulée a été suivie par des vagues d’arrestations des militants du CNL. «La Ligue Iteka est indignée par une vague d'arrestations illégales et arbitraires des responsables locaux du parti CNL dans la province de Bujumbura rural depuis l’annonce de cette attaque ». Une vingtaine de personnes ont été arrêtées. Parmi les militants CNL arrêtés figurait Félix Ndikuriyo, responsable collinaire dudit parti et originaire de la colline Kiziba, commune Mubimbi. Il a succombé aux blessures suite aux actes de torture au cachot du commissariat communal de police de Mubimbi accusé d’appartenir aux groupes rebelles. Les Imbonerakure ont récidivé quelques jours après. « En date du 23 février 2020, sur les collines Kinama, Mugendo et Musenyi, commune Nyabiraba, province Bujumbura rural, des affrontements ont repris entre des hommes armés et des militaires appuyés par des policiers et des Imbonerakure. Quatorze personnes ont été tuées dont 12 parmi les hommes armés, 1 policier et un conducteur de motocyclette ».

Les personnes tuées parmi les hommes armés avaient été capturées puis ligotées par des militaires et des policiers accompagnés par des Imbonerakure avant d’être exécutés sommairement au vu et au su de la population.

Tel est le drôle de carnage en live dont sont victimes ces jeunes fils du pays.