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La mégalomanie d'un homme qui se nomme Guide Suprême

(Par un lecteur de BurundiDaily.net)


Le texte de la loi qui élève le président Pierre Nkurunziza au rang pompeux de "Guide suprême" se lit comme une brochure de propagande. Il semble plus à une blague extraite de l'ex-zaïre de Mobutu ou des années mégalomanes de Bokassa à la tête de la République centrafricaine que d'un texte d'une loi.


Le texte mentionne "l'idéologie" de Pierre Nkurunziza. Pour ceux qui connaissent et observent de près les 15 années du règne de terreur de Nkurunziza au Burundi, ils auront du mal à identifier tout ce qui ressemble à une idéologie dans tous les réalisations de l'homme. Le sien a été un règne de mésaventures, de manque de vision claire pour le pays et de manque de cohérence dans tous les aspects de gouvernance.


La seule réalisation discernable de ses 15 années au pouvoir a été la terreur, une terreur brute infligée à quiconque a osé remettre en question ses décisions ou a osé montrer une pensée indépendante.



Selon le texte de cette loi, Nkurunziza a initié et cimenté la culture et la discipline de la démocratie. Si ce n'était pas un texte de loi, cela passerait facilement pour une très mauvaise blague. Dans quelle mesure un homme qui a purgé des parlementaires de son parti qui n'étaient pas d'accord avec ces diktats est-il démocratique? Dans quelle mesure un homme qui a détourné des partis politiques a-t-il été démocratique, emprisonné quiconque a osé remettre en question ses décisions habituellement erratiques et insensées est-il démocratique? Dans quelle mesure l'homme qui a replongé un pays dans une crise politique est-il démocratique?


Une anomalie qui trahit la nature mégalomane de l'homme


L'article 2 de cette loi dit que "Le président Pierre Nkurunziza est élevé au rang du Guide Suprême du Patriotisme ...". Ainsi, Pierre Nkurunziza est élevé au rang de Guide Suprême par Pierre Nkurunziza !!


Quelle folle manoeuvre législative où un homme se nomme un guide suprême? Si le rang de Guide suprême était requis, il aurait été moins mégalomane de créer simplement ce titre honorifique et de laisser à quelqu'un d'autre le soin de nommer Pierre Nkurunziza et de signer la loi l'élevant à ce rang plutôt que de signer lui-même la loi.


Mais encore une fois, Nkurunziza n'a jamais fait confiance à personne d'autre. Pour s'assurer qu'il reste pertinent après son départ. Sa dernière action aura été de s'imposer aux burundais de nouveau.