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Le palu fait des morts parmi les réfugiés burundais de Tanzanie

Comme le dit si bien l’adage populaire, le malheur ne vient jamais seul : déjà éprouvés par les autorités qui l’acculent à rentrer au Burundi de gré ou de force, les réfugiés burundais vivant en Tanzanie sont aussi aux prises avec l’épidémie de malaria.

Six d’entre eux ont déjà péri suite à cette épidémie qui fait des ravages. Plusieurs dizaines d’autres sont alités et sous traitement.

Selon des sources proches du camp, les structures sanitaires de cette localité sont pleines à claquer et les médicaments antipaludéens sont rares.

«Les patients sont arrivés à temps au centre de santé mais il n’y avait pas de médicaments pour les soigner et ils sont morts suite à l’inactivité de ces centres d’accueil», a confié à la presse locale un des responsables médicaux du camp.

La situation est si dramatique qu’un patient atteint de palu doit se contenter d’un seul comprimé de paracétamol comme traitement.

En conséquence, ils ne guérissent guerre. Certains se rabattent sur la médecine traditionnelle pour essayer de se remettrai mais sans réel succès. D’autres encore, plus veinard, versent dans l’automédication à base de vrais faux médicament ramassés dans la rue.

« On m’a prescrit des médicaments et fort curieusement les infirmiers m’ont dit d’aller les acheter dans les pharmacies privées, en dehors du camp. Indigent que je suis, je n’ai pas de moyens pour m’en procurer. Seules les personnes hospitalisées sont traitées », se lamente un père de famille.

Ils demandent au HCR et aux agences qui s’occupent du volet santé de faire le tout possible pour disponibiliser les médicaments suffisants avant que le pire ne se produise. Les services médicaux ne nient pas cette carence des médicaments.

Elle serait liée au changement de partenaire sanitaire du Haut-commissariat pour les Réfugiés (HCR).

Ainsi la Croix Rouge a été remplacée par Medical Team International dans le domaine sanitaire, depuis le 1er janvier 2020 Pour se prévenir contre cette maladie transmise par des moustiques, les réfugiés demandent une aide d’urgence en moustiquaires imprégnés.