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Le Sénat américain condamne la violence systématique contre l'opposition par les imbonerakure


Le sénateur américain Jim Risch (R-Idaho), président de la commission sénatoriale des relations étrangères
«Je condamne fermement la violence de toutes les parties. En particulier, la violence systématique contre l'opposition par les Imbonerakure et des éléments au sein de la police et de l'armée sape directement tout processus démocratique.»

A moins d'une semaine avant la tenue du triple scrutin au Burundi au cours duquel un successeur au présient Pierre Nkurunziza devra être élu, le sénat américain par le biais du sénateur américain Jim Risch (R-Idaho), président de la commission sénatoriale des relations étrangères, vient de condamner la violence systématique contre l'opposition menée particulièrement par les imbonerakure, une milice de jeunes du parti au pourvoir, le CNDD-FDD.


La déclaration publiée aujourd'hui par ce sénateur américain déplore le fait que les prochains scrutins n'offriront pas au peuple burundais le processus crédible qu'il mérite.


«En janvier, des informations selon lesquelles le président Nkurunziza ne se présenterait pas pour un quatrième mandat ont soulevé la possibilité que les Burundais aient la possibilité de récupérer leur démocratie lors des prochaines élections générales du 20 mai. Malheureusement, il devient de plus en plus évident chaque jour que les prochains scrutins n'offriront pas au peuple burundais le processus crédible qu'il mérite.»


Le sénateur «condamne fermement la violence de toutes les parties. En particulier, la violence systématique contre l'opposition par les Imbonerakure et des éléments au sein de la police et de l'armée sape directement tout processus démocratique. Les autorités burundaises devraient agir de manière décisive pour sauver les élections de la semaine prochaine en les conduisant de manière libre, équitable et transparente, et prendre les mesures nécessaires pour limiter le risque d'exposition au COVID-19.»


Comme pour contexte de la situation pré-électorale, le communique brosse un récent passé caracterisé par une vague de violence, de torture et de meurtres a été perpétrée par des agents de la sécurité de l'État et les Imbonerakure à la suite de manifestations et d'une tentative de coup d'État ratée en 2015 contre la poursuite par le président Nkurunziza d'un troisième mandat.


Le sénateur qui semble au fait avec la crise provoqué en 2015 par la volonté de Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat, il affirme que cette crise en emporté la vie d'environ 1 700 Burundais et a poussé environ 400 000 à fuir le pays.


Les élections prévues pour le 20 mai se poursuivent, les candidats organisant de grands rassemblements, malgré la menace posée par COVID-19. La période de campagne a été marquée par la violence et les discours de haine.