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Le viol comme arme des lâches : plus de 60 femmes burundaises déshonorées par le régime CNDD-FDD

En ce mois de mars dédié aux droits des femmes/filles à l’échelle planétaire, les Burundaises se souviennent en particulier de l’humiliation que leur a fait subir le régime CNDD-FDD à travers le viol, l’arme des lâches.

Depuis leur terre d’exil en République rwandaise, elles ont confié leur peine au Mouvement des Femmes (Burundaises) pour la Paix et la Sécurité (MFFPS). Au moins 67 d’entre elles se sont lâchés et ont déballé leur calvaire à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2020. « A titre provisoire, on a dénombré 67 cas dont la grande majorité est victimes de viols sexuels.

Parmi ces cas, plus de la moitié d’entre elles ont eu un accompagnement psychothérapeutique.

Il y en a aussi celles qui ont eu un petit crédit pour investir dans des activités génératrices de revenus notamment le commerce.

Elles sont devenues des pionnières dans la sensibilisation contre les violences faites aux femmes dans le camp des réfugiés de Mahama », a déclaré aux médias Jacqueline Nduwayezu, représentante de ce mouvement au camp de Mahama.

En réalité, il reste encore difficile de connaître avec précision le nombre de femmes et de filles burundaises violées depuis 2015 par la meute de policiers et autres Imbonerakure au cours de la répression des opposants au 3ème mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza.

Celles qui l’ont pu ont pris la voie de l’exil, notamment au Rwanda. Dans ce camp de réfugiés qui compte plus de 72.000 Burundais dont plus de la moitié sont des enfants en âge de scolarité, le MFFPS est intervenu en matière d’éducation et de lutte contre la délinquance juvénile. «Plusieurs filles-mère ont repris le chemin de l’école grâce au soutien de ce mouvement des femmes.

La plupart d’entre elles font des écoles de métiers et de formation professionnelle comme la couture.

Il y en a aussi des enfants à Mahama dont les frais scolaires sont supportés par ce mouvement des femmes et filles en exil », a ajouté Madame Nduwayezu. « Il est absolument inacceptable que des filles engrossées par leurs enseignants ou d’autres responsables soient chassées de l’école et que ces derniers ne soient pas inquiétés.

Il est honteux et inacceptable qu’au 21ème siècle des femmes et des filles soient violées et soumises à d’autres violences basées sur le genre sans que les auteurs ne soient interpellés », déplore Marie Louise Baricako, présidente du MFFPS.