• burundidaily

MAP-BURUNDI BUHIRE attire l’attention des Burundais sur l'état abyssal (de la charte)de l'unité

Alors que les autorités burundaises commémoraient en liesse ce 5 février 2020 l’anniversaire d’une Charte de l’unité nationale scellée depuis déjà 29 ans, le Président de MAP-BURUNDI BUHIRE exhorte tout en chacun de ne pas pavoiser car les Burundais sont aujourd’hui à mille lieues de l’engagement phare de cette Charte.

«Tout Murundi, présent et à venir qui ira à l’encontre de la présente Charte, se sera rendu coupable d’un acte de haute trahison à l’endroit de la Nation et du peuple burundais», indique le document historique.

Le leader de MAP-Burundi de MAP-B appelle les uns et les autres à «jeter un regard en arrière et nous rendre compte de la régression et de la dérive criminelle et ségrégationniste dans laquelle le Burundi est plongé depuis des décennies et particulièrement depuis l’installation du système CNDD-FDD».

Avant de s’emballer trop vite pour faire l’éloge de l’unité retrouvée, chacun devait réfléchir sur le sens de cette fête du 5 février, estime Aimé Pacifique Igiraneza, Président de MAP-Burundi. Il se pose notamment ce genre de questions : « Faisons-nous l’éloge du sectarisme et du chauvinisme ethnique de la Commission Vérité et Réconciliation? Célébrons-nous les 300.000 Tutsis qui ont été massacrés entre octobre et novembre 1993? Célébrons-nous les 2.000 citoyens de l’opposition, tués parce qu’ils n’appartenaient pas au CNDD-FDD et n’épousaient pas l’idéologie de ce parti?

Célébrons-nous les 400.000 Burundais qui se trouvent dans les camps de réfugiés en Tanzanie, Rwanda, Ouganda, République Démocratique du Congo, Kenya, et ailleurs, et qui vivent dans des conditions déplorables ? Avec pour seul tort d’avoir fui la répression criminelle et politico-ethnique du pouvoir en place ?..... ».

Rappelant certains faits saillants de l’actualité, le MAP-BURUNDI BUHIRE évoque aussi « le plan d’extermination des Tutsis et des Hutus de l’opposition se poursuit aujourd’hui, avec plus de détermination.

La paix, la quiétude et le respect de la vie du Burundais, de sa dignité et de sa liberté, valeurs contenues dans la Charte de l’Unité Nationale et l’Accord d’Arusha pour la paix et la Réconciliation, ne peuvent se réaliser dans un tel climat de répression criminelle et ethnique dans lequel le CNDD-FDD a plongé le Burundi ».