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Paul Kagame confirme la présence de l’armée burundaise en RDC


Présidents Paul Kagame (en lunettes) du Rwanda et Pierre Nkurinziza du Burundi

L’omerta est cassée. La présence des militaires burundais à l’est de la République démocratique du Congo n’est plus qu’un secret de polichinelle. Ils s’y meuvent comme un poisson dans l’eau, a déclaré lundi, le président Rwandais Paul Kagame lors d’une conférence de presse tenue sur vidéo conférence.


Le Président rwandais s’étonne de ce que les experts ne voient pas ce qu’ils devraient voir sur terrain.


«Je suis étonné par ces gens qui se disent être experts de la région mais qui ne peuvent pas dire exactement ce qu’ils observent sur terrain. Le constat est clair. Nos services de renseignement ont bel et bien mené des enquêtes dont les résultats ont été partagés à ceux qui veulent en faire bon usage. Ces derniers temps, la présence des forces de sécurité et des militaires du Burundi est déjà confirmée sur le sol congolais ».


«Ils sont là. Les éléments de l’armée burundaise, qui travaillent officiellement pour leur pays», a insisté le président rwandais.


Les militaires burundais y traquent des rebelles burundais qui veulent saper le régime CNDD-FDD et qui pullulent à l’est de la RDC.


«Dans cette partie du Sud-Kivu, à Uvira, Bukavu, Minembwe, dans la localité des Banyamulenge, plusieurs rebelles sèment la terreur. Des burundais, FDLR et bien d’autres, à Fizi aussi. Certains collaborent avec des Maï-maï. Il s’agit de tout un mélange de rebelles, en fait », a ajouté le président Kagame.


Paul Kagame a, en outre, affirmé que la RDC et certains pays voisins «se sont convenus de travailler en synergie pour essayer de stabiliser la partie de l’Est, frontalière avec le Burundi, le Rwanda et l’Ouganda ».


« Les travaux vont bon train et tout le monde à intérêt à ce que cette partie retrouve la paix, même si on voit que ces gens qui entretiennent ces rumeurs contre le Rwanda ne le veulent pas ainsi. Et…le régime actuel congolais est plus coopératif », a conclu le président Kagame.


Les autorités burundaises n’ont pas encore réagi.