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Présidentielle 2020 : candidat à la candidature, Agathon Rwasa commence à y croire

Espérons que son rêve ne sera pas brisé comme toujours : l’honorable Agathon Rwasa, président du Congrès national pour la liberté vient d’être désigné par son parti comme son candidat à la présidentielle prévue le 20 mai 2020. C’est au cours d’une séance à huis clos que sa candidature a été d’abord validée par le bureau exécutif du parti avant d’être présentée au millier de congressistes réunis à Bujumbura, dimanche, a déclaré aux médias locaux Félix Mpozeriniga, Maître des cérémonies. A 56 ans, Agathon Rwasa, chef historique des rebelles hutu des Forces nationales de libération (FNL), est considéré comme le principal rival du général Evariste Ndayishimiye, candidat du parti au pouvoir au Burundi, issu également d'un mouvement rebelle hutu, le CNDD-FDD. Agathon Rwasa, évincé de la tête du parti FNL fin 2010 avec la bénédiction du pouvoir, avait pris la tête d'une coalition d'indépendants, Amizero y' Abarundi (Espoir des Burundais) devenue la 2e force politique à l'issue des élections contestées de 2015. Pour avoir voix au chapitre, Agathon Rwasa a dû créer ensuite un nouveau parti, le CNL, pour se conformer à la nouvelle constitution de 2018 qui interdit notamment les coalitions d'indépendants. Agathon Rwasa sait d’avance que la partie ne sera pas facile. D’autant qu’il aura en face des faucons du CNDD-FDD déterminés à s’accrocher au pouvoir par tous les moyens, y compris les moins démocratiques du monde. « Nous sommes déjà engagés dans une campagne électorale très dure parce que nous avons en face de nous un parti, le CNDD-FDD, et un candidat, le général Evariste Ndayishimiye, décidés à tout mettre en œuvre pour garder le pouvoir, mais nous sommes décidés à aller jusqu'au bout cette fois », a déclaré dimanche Aimé Magera. « Pour preuve, il y a déjà 490 cadres et militants de notre parti emprisonnés, dont 80 dans la seule province natale (Ngozi) de M. Rwasa, une dizaine ont été assassinés, d'autres ont été torturés et plus de 80 de nos permanences ont été détruites", a-t-il affirmé.