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Présidentielle 2020 : Le FODIB apostrophe les candidats sur l’enlisement de la situation du pays


Gratien Rukindikiza, président du Forum des diasporas burundaises (FODIB)

Le FODIB apostrophe les candidats sur l’enlisement de la situation «sécuritaire et socio-économique du Burundi». Le FODIB espère que «chaque candidat au poste de président de la République s’est donné la mission d’apporter des changements pour un Burundi meilleur, protecteur et juste pour tous les Burundais», a déclaré dans un mémorandum Gratien Rukindikiza, Président du FODIB.


Le Forum des diasporas burundaises (FODIB) attire l’attention des candidats à l’élection présidentielle du 20 mai prochain sur la situation sécuritaire et socio-économique qui prévaut dans le pays qu’il rêve de diriger demain.

Le FODIB espère que «chaque candidat au poste de président de la République s’est donné la mission d’apporter des changements pour un Burundi meilleur, protecteur et juste pour tous les Burundais», a déclaré dans un mémorandum Gratien Rukindikiza, Président du FODIB.


Le FODIB a tiré cette sonnette en tenant compte des problèmes sécuritaires, de violation des droits de l’homme, de la mauvaise gouvernance qui ont prévalu au Burundi ces dernières années.


Pour aider le Burundi à remonter la pente, Gratien Rukindikiza demande aux candidats présidents potentiels de «mettre en place un dialogue avec les responsables politiques burundais en exil afin qu’ils puissent rentrer pour participer au développement socio-économique du pays». Il appelle aussi à la révision du travail de la Commission Vérité/Réconciliation (CVR) pour lui permettre de contribuer à «plus de cohésion sociale».


Le FODIB formule en outre à leur intention une série de recommandations, notamment l’annulation de «tous les mandats d’arrêt internationaux contre les responsables politiques et les membres de la société civile», la réhabilitation et le strict respect de l’Accord d’Arusha et discussion sur sa mise en application totale, la révision de la constitution, la libération de tous les prisonniers politiques sans conditions, etc.

En vue d’asseoir une bonne gouvernance dans le pays, le FODIB recommande la création d’un « organe indépendant de lutte contre la corruption », un appareil judiciaire réellement indépendant, un processus transparent et indépendant de gestion des marchés publics, etc.


Sur le plan sécuritaire, le FODIB exhorte le futur président à, notamment, « démilitariser les mouvements de jeunesse des partis politiques », «dépolitiser les corps de sécurité »

Enfin, pour remettre le pays sur les rails du développement, le FODIB les exhorter à améliorer le climat des affaires et promouvoir l’industrialisation du pays.

Il est à rappeler que le FODIB a toujours manifesté son soutien au peuple burundais chaque fois que ses droits étaient bafoués. En 2015, il s’est notamment opposé au 3ème mandat présidentiel de Pierre Nkurunziza et a alerté l’opinion sur les violences à l’endroit de tous ceux qui s’opposaient à ce forcing.


Présidée par Gratien Rukindikiza, la fédération des diasporas du Burundi (FODIB) rassemble des diaspora de Burundais résident à l’étranger. Il s’agit des diasporas burundaises suivantes : DBB (Belgique) ; DBN (Pays-Bas) ; BSF (Norvège) ; UKDB (Royaume-Uni) ; DBS (Suède) et RDF (France).