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Prise de becs et crocs-en-jambe dans les rangs de l’UPRONA en commune Mugamba


Gaston Sindimwo, premier vice-président du régime CNDD-FDD représentera le parti UPRONA aux élections présidentielles de mai 2020

A dix-sept jours du démarrage de la campagne électorale, la guéguerre entre militants percutants de l’aile officielle du parti UPRONA s’intensifie jusqu’au niveau collinaire.

La commune de Mugamba, un des fiefs historiques du parti historique initié par le Prince Louis Rwagasore (héros de l’indépendance), est, depuis des mois, le théâtre d’affrontements inédits entre les candidats avec, à la clé, des arrestations.

Cette chasse aux insoumis a déjà fait des victimes. Boniface Ntaguzwa, élu collinaire et responsable de la colline Kivumu, vient d’être arrêté puis transféré au cachot de la police communale.


L’unique tort de Boniface Ntaguzwa est d’avoir eu l’idée de rempiler pour un autre mandat en 2020. Il est candidat et s’active à mobiliser les autres candidats conseillers communaux.

Or, les grosses pointures de l’UPRONA, notamment les candidats députés (élections législatives) ne le maitrisent pas. Ses détracteurs ont simulé une attaque armée (fusillade dans les parages) sur sa colline de Kivumu et l’ont accusé d’être derrière cette mystérieuse fusillade qui n’a fait aucune victime.


L’élu n'aurait pas informé à temps l'administration et la police, d'où l’immédiate conclusion des deux parties, selon laquelle Boniface Ntaguzwa collabore « avec les ennemis de la paix ».


Comme toujours, cette honteuse guéguerre est orchestrée par des vieux routiers du parti, parfois depuis la Première vice-présidence de la République. D’aucuns y voient la main d’un certain Jean Claude Matunu, ex-administrateur communal de Mugamba. Il rêve de retrouver son ancien poste au sein de la commune et joue son va-tout pour y arriver.

Le pouvoir CNDD-FDD refuse de réagir face à cette lutte fratricide au sein de l’Uprona dans la commune de Mugamba, conscient de ce qu’il n’a aucune emprise sur la population qui lui est, naturellement toujours hostile. Il les laisse s’autodétruire sous ses yeux.