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Réfugiées en Tanzanie, plusieurs jeunes filles burundaises abusées par des Tanzaniens



L’alerte est doublement générale et désespérée : en proie à une misère sans nom, plusieurs jeunes filles burundaises vivant dans des camps des réfugiés en Tanzanie abandonnent à la fois l’école et les parents pour se laisser berner par des voisins tanzaniens.


Ces Tanzaniens qui, dans un premier temps, les prennent pour femmes, finissent par les lâcher dans la nature avec parfois un ou deux enfants nés de cette union de l’ombre.


C’est particulièrement manifeste dans le camp de Nduta où, selon des témoignages concordants, nombreuses jeunes filles refugiées burundaises qui y vivent et dont l''âge varie entre 14 et 18 ans, abandonnent l’école pour des mariages précoces avec des citoyens tanzaniens avant d’être congédiées sans façon.


Les jeunes burundaises sont par après congédiées et se voient obligées de rebrousser chemin vers la case initial du camp de Nduta.


Leurs parents sont tout aussi humiliés et appellent à la vigilance de l’administration et de la police pour mettre fin à ces dérapages qui tuent.


Le HCR ne reconnaît pas les enfants issus de cette brève aventure malheureuse et, par conséquent, ne bénéficient pas du statut de réfugiés auprès de cette agence onusienne pour les réfugiés.


Les conséquences sont dramatiques sur l’avenir de ces enfants.


A l’origine, ce dérèglement du tissu social au sein des camps des réfugiés burundais est dû à la misère innommable dans la quelle ils sont obligés de vivre.


En 2018, l’ONU a avoué que « la situation des réfugiés burundais est l’une des plus négligées au monde et compte également parmi les crises les plus sous-financées », a déclaré Charlie Yaxley, porte-parole du HCR, lors d’une conférence de presse au Palais des Nation.


« Le manque d’équipements pour la cuisine et de matériel pour la construction d’abris oblige les femmes et les jeunes filles à parcourir de longues distances à pied pour collecter du bois à l’extérieur des camps et des installations où elles sont isolées et vulnérables aux attaques ».


La réponse régionale inter organisations pour l’aide aux réfugiés burundais n’a reçu que 35% des 391 millions de dollars recherchés. Ce qui a eu un impact dans la réponse des organismes humanitaires dans les quatre pays voisins accueillant les réfugiés burundais.