• burundidaily

Répression des opposants: Agathon Rwasa sort du bois!


Après des mois de persécution, d’assassinats, kidnappings et autres disparitions forcés dont ses militants sont quotidiennement victimes, les Président du parti Congrès national pour la liberté (CNL) rompt son silence jusqu’ici assourdissant et dénonce, ouvertement et par médias locaux interposés, l’intolérance politique qui prévaut en cette période pré-électorale.


Le leader rebelle historique en veut particulièrement aux jeunes Imbonerakure qui tuent massivement ses militants dans les quatre coins du pays.


«Les cas de torture et d’assassinats des membres de mon parti ne peuvent pas trouver d’explications par aucune autorité politico-administrative», a-t-il déclaré.

«Les provinces les plus touchées sont, notamment, Bubanza, Bujumbura, Gitega, Karusi, Ruyigi, Cibitoke, Ngozi, Kayanza ainsi que la mairie de Bujumbura», a ajouté le président du CNL.


Si les Imbonerakure pillent et tuent sans vergogne, c’est qu’ils bénéficient d’un soutient non officiel des autorités, estime-t-il.

Sinon, renchérit Agathon Rwasa, «le ministre de l’intérieur, en même temps responsable de la gestion des partis politiques et la ministre de la justice qui doit faire respecter la loi devraient tout faire pour garantir la protection de la vie de tout un chacun».


La plupart de fois, les cas de violation des droits humains à l’endroit des membres du Cnl sont d’ailleurs commandités par les administrateurs communaux et des procureurs de la République dans différentes provinces.


«Il est incompréhensible qu’un jeune Imbonerakure, en lieu et place de la police, procède à l’arrestation des supposés opposants sans que les agents de sécurité et la justice ne lèvent le moindre pouce ».


Il s’agit d’une répression organisée et planifiée depuis le sommet de l’Etat.

C’est la première fois que le Président du CNL s’en prend aux autorités administratives et judiciaires en les accusant ouvertement d’être derrière les nombreux cas d’assassinats dont ses partisans sont victimes.


Selon les observateurs, Agathon Rwasa aurait instruit à ses militants de ne pas riposter pour ne pas donner au régime CNDD-FDD des raisons de disqualifier son parti en arguant qu’il recourt à la violence ou qu’il entretient une milice armée.