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Recherchés par la justice à Bubanza, trois militants du CNL en cavale

Le parquet de la République à Bubanza recherche activement trois militants du parti Congrès National pour la Liberté (CNL) accusés d’avoir empêché des membres du parti au pouvoir (CNDD-FDD) de participer à une réunion locale de leur parti.

Les trois fervents partisans de l’ancien rebelle Agathon Rwasa sont : Meschak Butoyi, Yves Nsavyimana et Frédéric Ndayishimiye. Ils sont tous originaires de la colline de Murengeza, zone de Musenyi de la commune Mpanda en province de Bubanza.

La réunion était prévus juste après les travaux communautaires et selon des sources proches du parti, les leaders locaux du parti présidentiel ont été chiffonnés par une faible affluence des militants dans cette réunion et ont pris comme boucs-émissaires les militants du CNL.

Ladite réunion devait se dérouler à la transversale six de la zone de Musenyi, en présence du président de l’Assemblée Nationale Pascal Nyabenda, natif de la province.

Un mandat d’arrêt a été récemment émis contre eux par Jean Marie Ntamikevyo, Procureur de la République à Bubanza. «C’est Ntamikevyo qui a émis des mandats pour arrêter nos confrères. Nous considérons l’acte comme une chasse à l’homme orchestrée par des Imbonerakure en collaboration avec certains agents de la justice et des autorités administratives. Ces mandats s’inscrivent dans une logique de menacer les opposants, surtout les militants de notre parti», a déclaré aux médias locaux le représentant du parti CNL en province de Bubanza.

Les proches des trois personnes recherchées activement par la justice à Bubanza estiment aussi qu’il est incompréhensible que des gens soient accusés d’empêcher des individus de participer à une activité d’un parti au pouvoir. «Nous pensons qu’en émettant contre eux un mandat d’arrêt, il a agi sur ordre des responsables du parti au pouvoir, ou alors il est complice dans le harcèlement contre les opposants », se plaignent-ils.

Arrêtés dans la fraicheur de l’événement, quatre autres militants du CNL poursuivis dans le même dossier sont détenus dans les cachots du commissariat provincial.