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Tirs nourris près de Bujumbura suite à une attaque rebelle : La confusion est totale

De violents combats ont opposé mercredi des hommes armés à des éléments de l’armée appuyés par des policiers burundais dans la localité de Kirombwe, une des collines surplombant la ville de Bujumbura. Selon des témoins sur place, les coups de feu ont commencé à retentir vers 11 heures et ont duré au moins pendant une heure. Pris de panique, les habitants de cette contrée ont immédiatement vidé les lieux. Certains ont pris leurs jambes au cou juste « après avoir vu des mouvements suspects d’hommes armées et d’autres transportant des effets personnels», ont déclaré des habitants de Muyira. L’identité des agresseurs reste inconnue. Autant que leurs mobiles. «Ces hommes n’arrêtaient pas de se réclamer tantôt du CNL, tantôt du FNL, nous ne savons pas exactement pour qui ils roulent. Et comme conséquence, les gens qui voulaient aller au marché ont rebroussé chemin », ont révélé des témoins rencontrés sur la route menant vers Muyira. Des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre à la tombée de la nuit et même pendant la nuit de ce mercredi à jeudi. Ni l’armée, ni les autorités administratives burundaises n’ont encore réagi. Selon des observateurs, le pouvoir serait entrain de monter une attaque rebelle afin de la coller au dos du parti CNL (Congrès national pour la liberté) d’Agathon Rwasa, quitte à le disqualifier pour les prochaines élections.

Agathon Rwasa dont la popularité ne cesse de grimper à moins de 100 jours de la présidentielle inquiète le pouvoir. D’aucuns s’attendent à un pavé du labo du régime pour briser le calme plat observé au sein des acteurs politiques en cette période préélectorale.

Agathon Rwasa est le seul candidat à la présidentielle de mai 2020 qui s’est déjà acquitté de la caution de 30 millions de francs burundais exigée par le Code électoral.