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Un cas qui illustre l'absurdité de la justice burundaise

Le cas d'Aline Ndikumana et son bébé Junior Nganjiyimana est loin d'être un cas isolé. Il y a plein de femmes qui croupissent dans les prisons du Burundi souvent avec leur bébés simplement parce que la justice ne parvient pas à mettre la main sur leurs maris qui sont en conflit avec la loi.

Quand un homme est en conflit avec la loi et qu'il échappe les griffes de la justice, la pratique la plus courante est d'emprisonner son conjoint. Il arrive même que des parents soients arrêtés et emprisonnés en lieu et place de leur progénuture.

Et pourtant, la responsabilité criminelle est individuelle.

Aline Ndikumana a été arrêtée parce que la police n'avait pas pu mettre la main sur son mari Théogène Ndikumana.

Dans une de ses opérations qui visent à traquer et emprisonner des opposants du régime de Gitega, la police avait accusé Théogène de detention illégale d'armes. Ces armes avaient pourtant été trouvées sur une propriété d'un voisin ( membre du parti au pouvoit) de Théogène.

Comme Théogène avait pu s'échapper, sa femme qui avait un nourrisson avec elle fut arrêtée et emprisonnée en lieu et place de son mari.

Après 192 jours de prison, Aline et son fils ont été libérés hier. Une campagne qui avait été lancée par des défenseurs burundais de droits humains avait completement exposée l'absurdité de la justice burundaise qui se plaît à infliger des punitions injustes aux innocents simplement pour faire plaisir aux autorités de l'éxécutif.

Aline et son fils Junior sont un cas typique qui illustre les pratiques injustes d'une justice qui peine à se défaire des griffes de l'éxécutif.

Dans les prisons du pays croupissent d'autres innocents qui malheureusement continueront de souffrir dans les mains de cette justice instrumentalisée.