Malhonnêteté ou mémoire courte?: Un gouvernement issu d'une ancienne rébellion violente ne veut pas s’asseoir avec des gens “violents“ à Arusha

Malhonnêteté ou mémoire courte?: Un gouvernement issu d'une ancienne rébellion violente ne veut pas s’asseoir avec des gens "violents" à Arusha

14/02/2017

 

La date de reprise des pourparlers d’Arusha est fixée pour ce 16 février 2017. Le ministre des relations extérieures et de la coopération internationale, Alain Aimé NYAMITWE, ne précise pas si le gouvernement va être ou non représenté à ces assises.

 

Dans une interview accordée à la radio nationale ce lundi 13 février 2017, le ministre des relations extérieur estime "qu’il n’est pas trop tard pour connaître qui va représenter le gouvernement à ce rendez-vous d’Arusha". Il reconnaît avoir pris connaissance de l’invitation par le facilitateur d’un certain nombre d’organisations et de personnalités politiques, tout en espérant que le facilitateur n’a pas oublié la position du gouvernement.

 

En effet, le ministre explique que le principe du gouvernement est basée sur le fait qu’on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Faisant référence à la liste d’invitation à ces pourparlers, Alain Aimé NYAMITWE s’interroge : "Comment peut-on dire que vous voulez engager des discussions politiques qui renforcent la paix quand vous déroulez un tapis rouge à des personnalités ou des organisations qui ont comme mode d’opération la violence" ?

 

"Cela serait à l’encontre de toutes les résolutions à la fois des Nations-Unies, de l’Union Africaine et de l’Organisation de la Francophonie qui ont décidé fin novembre 2016 que seuls les acteurs politiques devraient être privilégiés", déplore le ministre NYAMITWE.

 

Par ces déclarations le ministre NYAMITWE oublie que son parti le CNND-FDD a été invité au négociations d'Arusha alors que ce parti était jugé par le pouvoir d'alors comme une organisation tribo-génocidaire. En effet, le FDD, la branche armée du mouvement CNDD était une organisation violente qui usait des techniques terroristes pour avancer ces objectifs politiques. Bien plus, le leader du CNDD-FDD, Pierre Nkurunziza, président actuel du Burundi avait été condamné à mort par la justice de Bujumbura pour des actes terroristes commis sur les voies routières de la capitale ou il avait posé des mines anti chars et anti personnelles

 

 

 

 

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