Crise politique au Burundi : Quelles perspectives, deux ans après?

L’annonce de la décision du président burundais, Pierre Nkurunziza a été le point de départ de la crise politico-sécuritaire qui secoue le Burundi depuis deux ans. Dans le contexte d'une radicalisation du pouvoir, une opposition réduite au silence sinon forcée à l’exil et d’une communauté internationale qui peine à adopter une position commune, il y a lieu de se demander à quand la fin de la crise.

 

 

Déclenchée le 25 avril 2015, à la faveur de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé, la vague de contestations populaires, a plongé le Burundi dans une grave crise qui perdure.

 

En effet, face au tollé général contre le projet funeste de l’homme fort de Bujumbura, les protestations des populations éprises de démocratie et fatiguées de dix ans de démocrature, le pouvoir s’est radicalisé. Les violences et exécutions extrajudiciaires qui s’en sont suivi, ont fait 500 morts selon l'ONU et poussé 400.000 Burundais à l'exil. Un  véritable régime de terreur s’est donc installé.

 

Pour une sortie de crise, l’Union africaine a initié un dialogue politique entre le pouvoir et la plateforme de l’opposition (CNARED) sous l’égide de l’ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa. Mais estimant que les opposants sont à la base de la rébellion armée, le pouvoir burundais boycotte les pourparlers de sortie de crise. Les pressions de la communauté internationale et les sanctions financières de l'Union européenne ne réussiront pas à désarçonner l’ancien maquisard.

 

Pendant ce temps, les initiatives de l’Union africaine de déployer une force militaire de 5000 hommes et de quelque 228 policiers onusiens pour amoindrir les violations massives des droits de l'home, ont été toutes rejetées par le sportif de Bujumbura, au nom du principe sacro-saint d'inviolabilité de la souveraineté nationale.

 

A mesure où la communauté internationale réconforte Pierre Nkurunziza par sa faiblesse à adopter une fermeté face à ses dérives autoritaires, les Burundais se demandent chaque jour, à quand la fin de la terreur

 

 

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