L’UPRONA bat de l’aile à la veille d’un autre rendez-vous électoral

L’UPRONA bat de l’aile à la veille d’un autre rendez-vous électoral

18/01/2019

                         Abel Gashatsi, président du parti UPRONA

 

A la veille des élections générales annoncées pour 2020, le leadership du parti UPRONA étonne, détonne et s’illustre une fois de plus par d’amusantes querelles internes qui font les choux gras des médias locaux. 


En cause, Abel Gashatsi, président de ce parti historique, hérité du Prince Louis Rwagasore et auquel le Burundi doit son indépendance. 
« Nous avons l’honneur de vous faire parvenir en version kirundi et en annexe à la présente un relevé (non exhaustif certes) de fautes lourdes que vous avez commises depuis le début de votre mandat en qualité de président de notre parti UPRONA à ce jour ».


Onze membres du Comité exécutif viennent de lui adresser une correspondance au ton volontiers comminatoire pour lui demander de remettre le tablier sans délais pour « fautes lourdes ».
Ils lui demandent clairement d’en tirer les conséquences et de dégager.

« En toute responsabilité ….nous vous demanderions de prendre l’initiative de procéder formellement à votre démission à la tête du parti UPRONA ».


 Ils l’exhortent aussi à convoquer une réunion du comité exécutif pour prendre acte de ce retrait consenti. «A cette fin, vous voudrez bien convoquer endéans 15 jours francs une réunion du bureau exécutif du Comité central pour qu’il prenne honorablement acte de cette démission ».


Parmi les signataires figurent certaines grosses pointures, en l’occurrence la députée Gloriose Nimenya, le sénateur Anicet Niyongabo, les anciens ministres Thérence Nkezabahizi et Dieudonné Giteruzi ou encore Concilie Nibigira, ex-présidente du parti récemment éjectée du sommet de la Mutuelle de la fonction publique (MFP) pour céder la place à …..Abel Gashatsi.


Face à ce flux d’engueulades dévoilées et futures prises-de-becs, Gashatsi reste serein étonnamment serein.  Contacté par la presse locale, il affirme maîtriser parfaitement les desseins de ces intrigants qui veulent le doubler dans les escaliers en montant vers 2020. 


« Ils veulent se positionner pour les prochaines élections de 2020, mais je ne le leur permettrai jamais », a-t-il déclaré. « Ils ont tenté de brouiller mes rapports avec le 1er Vice-Président mais en vain », a-t-il ajouté.


Selon des observateurs, Gashatsi essuie les foudres des siens en raisons de  ses « prises de position unilatérales sur des questions importantes de la vie nationale, son non-investissement dans la réunification avec les Upronistes de la Coalition «Amizero».

 

Le parti a plutôt l’air d’une bande de rivaux saisonniers sans conviction ni idéologie. Le parti UPRONA ou ce qui commence à en rester est à mille lieues de sa vision initiale de défendre l’Etat de droit et la protection de tous, en particulier les minorités ethniques

 

Il lui est également reproché de mal gérer le patrimoine du parti : vente illicite des biens du parti dont des parcelles, fausses déclarations et utilisation non transparente des finances, détournement de fonds dont les contributions des membres, gestion opaque de la place de négoce de Jabe…
Reste qu’au-delà de la pertinence des reproches qui lui sont faites, c’est davantage le moment choisi qui compte le plus.


Car le parti UPRONA ou ce qui commence à en rester est à mille lieues de sa vision initiale de défendre l’Etat de droit et la protection de tous, en particulier les minorités ethniques.


Au contraire. Le parti a plutôt l’air d’une bande de rivaux saisonniers sans conviction ni idéologie.

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