Bujumbura simulerait une incursion terroriste des Al-Shabaab pour faucher ses "ennemis"

22/01/2019

Le présidents burundais en visite en somalie. Ici avec le président somalien et le Général Ntiguriwa de l'armee Burundaise, numéro 2 de l'AMISSOM   

 

Les Burundais mal avisés sont sans doute tombés des nues en apprenant d’une bouche autorisée que des membres du sinistre mouvement terroriste Al-Shabaab viennent d’être arrêtés dans la province de Cankuzo à l’extrême est du pays.

 

 «La présence des terroristes au Burundi est prouvée par l'arrestation de deux éléments dans la commune de Mishiha et de trois autres dans celle de Cendajuru en province de Cankuzo», a déclaré le général Silas Ntigurirwa, Secrétaire permanent du Conseil national de la sécurité l’a publiquement déclaré vendredi dernier.

 

Cette nouvelle encore fraiche laisse pantois plus d’un.

Et Ntigurirwa d’enchaîner : «ils viennent de subir une formation en Mozambique pour perpétrer des actes terroristes dans le pays».

 

De tels propos relayés par les médias locaux ont été tenus en pleine réunion du Conseil de sécurité (organe coiffé par le président Pierre Nkurunziza) en présence des membres du haut commandement de l’armée et de la police à Cankuzo.

 

Le message devait faire réfléchir. Il est tout sauf banal. Conscient de la gravité de ses propos qui devaient interpeller toute la communauté internationale (Les Al-Shabaab affiliés à Al-Qaïda sont une menace régionale et planétaire) Silas Ntigurirwa a choisi Cankuzo, fin fond du Burundi vers l’est, pour le susurrer.  En clair, le message est local mais l’heure est grave. Car pour peu qu’on sonde les signes des temps, on constate que de tels propos augurent quelque chose de lugubre.

 

S’il y a incursion des terroristes Al-Shabaab, il y a aussi des relais locaux que Bujumbura n’aura pas du mal à débusquer sans délais. Pour mieux embrouiller tout le monde, le général Silas Ntigurirwa, par ailleurs ancien Commandant de l’AMISOM (Mission de l’Union Africaine pour le maintien de la paix en Somalie qui est aux prises avec les Shabaab) a pris soin de ne pas lever le voile sur l’identité des rebelles saisis à l’est du Burundi.

 

Mais les coupables désignés se reconnaitront.  Dans tous les cas, l’ennemi du pays ou plutôt du régime pour ne pas le nommer est connu de tous. Le rouleau compresseur du système CNDD-FDD lui passera dessus bientôt. Des têtes vont tomber et des accusations fuseront de partout.

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