Recrudescence de l’insécurité à Bujumbura

Recrudescence de l’insécurité à Bujumbura

28/01/2019

Des militaires burundais dans une des rues de Bujumbura 

 

L’insécurité monte d’un cran à Bujumbura sur fond d’explosions de grenades. Au moins huit personnes ont été blessées suite à une explosion de grenade dans la nuit de dimanche à lundi en zone Buterere de la commune urbaine de Ntahangwa vers le nord-ouest de Bujumbura, a déclaré lundi aux médias locaux le porte-parole du Ministère de la Sécurité, Pierre Nkurikiye. 
 
« Cette nuit vers 19 heures 45’ (17 heures 45’ GMT), une grenada a été lancée en zone Buterere dans un bar situé sur la 9ème avenue, n° 199 ; au total huit personnes ont été blessées grièvement dont le propriétaire de la maison, son enfant, deux locataires et leurs 3 enfants ainsi qu'un visiteur qui étaient sur place », a déclaré sur la radio nationale Pierre Nkurikiye, Porte-parole.
 
«Toutes ces victimes ont été évacuées vers le centre de soins de l’ONG Médecins Sans Frontières, MSF, à Bujumbura pour des soins et ont regagné leurs domiciles sauf le propriétaire du bar et son fils», a ajouté la même source.
La police a démarré ses enquêtes pour identifier l’auteur de cette attaque à la grenade.


Après quelques mois de relative accalmie, l’insécurité monte d’un cran à Bujumbura suite à ces explosions récurrentes. 
Le 20 janvier dernier, une  personne avait été tuée et deux autres blessées dans une explosion de grenade dans le quartier populaire de Mutakura dans la même commune de Ntahangwa. 


Au cours d’une réunion de sécurité qu’il a organisée la semaine dernière à Bujumbura, le maire de la ville, Freddy Mbonimpa, a demandé aux membres des comités mixtes de sécurité (Imbonerakure/policiers) de redoubler de vigilance pour barrer la route aux « fauteurs de troubles ». 
L’insécurité s’accentue alors que le Burundi est à moins de deux ans des élections générales.


Depuis près de quatre ans, le Burundi est plongé dans une crise politique et sécuritaire en raison de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal. Les violences ont déjà fait plus de 2000 morts et poussés plus de 500.000 personnes à fuir le pays selon l’ONU.

 

 

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