Burundi : Huit partis de l’opposition alertent sur une situation «explosive».

Burundi : Huit partis de l’opposition alertent sur une situation «explosive».

30/01/2019

 

Huit partis politiques de l’opposition viennent de lancer une alerte sur «une situation politico sécuritaire explosive au Burundi», a-t-on d’une correspondance adressée mardi à Yoweri Museveni, Médiateur dans la crise burundaise.
Cette sonnette d’alarme intervient à la veille d’un Sommet de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) prévu le 1er février en Tanzanie.


«A la veille du 23ème Sommet ordinaire des chefs d’Etats de la Communauté des pays d’Afrique de l’Est, les partis politiques de l’opposition burundaise signataires de la présente avons l’honneur de vous adresser ce message d’alerte relatif à une situation politico sécuritaire explosive au Burundi », ont-ils déclaré dans cette correspondance. 
Dans la même correspondance, ils ont rappelé que la CAE avait initié un processus de pourparlers en vue d’aider le Burundi à sortir de la crise. 


« Malheureusement le pouvoir en place au Burundi a, par son absence au 5ème et dernier round  organisé du 24 au 29 octobre 2018, fermé définitivement cette perspective d’une solution négociée à cette crise », ajoutent-ils.
Bujumbura s’attelle à organiser des élections de 2020 «dans un cadre politico-légal qui exclut une grande majorité des partis et personnalités politiques de l’opposition». 


Ce qui va «replonger le Burundi dans une guerre civile avec un risque d’embrasement de toute la sous-région », estiment-ils.
L’opposition demande à la CAE, l’UA et l’ONU à «prendre des sanctions drastiques afin de contraindre Bujumbura à abandonner cette voie de la violence». 


Les signataires sont tous en exil. Il s’agit de Léonard Nyangoma, président du parti Conseil national de défense de la démocratie (CNDD), Léonidas Hatungimana, président du parti du parti des patriotes pour le développement (PPD), Alexis Sinduhije, président du parti Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), Jean Bosco Ndayikengurukiye, président du parti Forces de défense de la démocratie (Kaze-FDD), Charles Nditije, président du parti Union pour le progrès national, Uprona, Jérémie Minani, président du parti Rassemblement des démocrates du Burundi (RDB), Chauvineau Mugwengezo, président du parti Union pour la paix et la démocratie (UPD) et Prosper Nzobambona, président du parti Nouvelle alliance pour la démocratie et le développement économique du Burundi (NADDEBU).


Bujumbura n’a pas encore réagi à cette alarme appel de l’opposition.
Depuis près de quatre ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal par l’opposition et la société civile. 
La Communauté d’Afrique de l’Est avait initié un dialogue sous l’égide du président ougandais Yoweri Museveni (Médiateur) et de l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa. Ce dialogue s’est clôturé en 2018 sans aucun résultat, Bujumbura ayant toujours refusé de dialoguer avec ses opposants radicaux accusés d’une tentative de coup d’Etat intervenue le 13 mai 205.


La Communauté d'Afrique de l'est (CAE) regroupe six pays de l'Afrique de l'est, à savoir, le Burundi, le Kenya, l'Ouganda, le Rwanda, le Soudan du Sud et la Tanzanie. 
 

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