Denise dame le pion à Pierre Nkurunziza sur l’échiquier international.

Denise dame le pion à Pierre Nkurunziza sur l’échiquier international.

12/02/2019

 

Incertain de voler au peuple un autre mandat de suite, littéralement effacé sur la scène internationale, Pierre Nkurunziza joue son va-tout pour s’accrocher au Palais par procuration. Il entend rempiler pour un autre mandat par son épouse Denise interposée.

 

Aujourd’hui, Denise Nkurunziza sillonne gaillardement les capitales africaines sous label de première dame mais avec une nette intention de cultiver une image différente de celle de son époux qui, quoique président, ne sort pas du bois suite à l’immensité de ses dégâts. Elle lui dame le pion sur toute la ligne.

 

Alors que le dernier tweet du président burundais remonte au 5 février, date anniversaire de la Charte de l’Unité des Burundais qu’il a reléguée aux oubliettes de l’histoire, celui de son épouse est tout frais et est d’une brûlante actualité. «Très heureuse de joindre mes sœurs membres de l'OAFLA (Organisation des premières dames africaines contre le sida) dans la session à huis clos de la 22ème Assemblée Générale ordinaire tenue à Addis-Abeba», a-t-elle déclaré ce week-end. Quasiment un non-événement, par rapport au Sommet des chefs d’Etat africains concomitant boudé par son mari (passablement représenté par Butore).

 

Quelques jours plus tôt, Pierre Nkurunziza avait aussi boudé le sommet des chefs d’Etat de la Communauté d’Afrique de l’est (CAE) qui devait pourtant délibérer sur la crise burundaise. Nkurunziza veut partir en restant.

 

En octobre 2018, son épouse a pris part à la 5ème édition de la conférence annuelle de la fondation «Merck Africa Asia Luminary » à Dakar au Sénégal. Ses mouvements sont chaque fois encadrés par une haute protection policière.

 

Elle s’en est fort vantée. Son ambition présidentielle est quasi officielle.

Depuis quelques mois, la rumeur sur sa présidentialisation en 2020 se repend d’ailleurs comme une traînée de poudre au Burundi.

Conscient d’avoir fait fi des appels tous azimuts du monde et de l’Afrique en en transformant son pays en un vaste champ de ruines, Pierre Nkurunziza se terre souvent dans son Ngozi natal. Il a fait faux bond à ses pairs. Mais il ne chôme pas pour autant.

 

Alors que le gotha de la haute sphère politique en Afrique devisait ce week-end à Addis-Abeba, capitale africaine par excellence, Nkurunziza amassait des cadavres dans son placard déjà bondé. Le week-end (weeked du sommet de l’union africaine) a d’ailleurs été particulièrement meurtrier à Bujumbura : Un Sud-soudanais retrouvé mort à son domicile situé à Kinanira3, un homme décapité dans Carama, une jeune fille hachée à Buterere….le bilan policier est macabre.

 

Les prochains jours s’annoncent encore plus périlleux pour les Burundais. D’aucuns disent que Pierre Nkurunziza, happé par l’engrainage de ses forces obscures, s’attelle à multiplier des sacrifices humains pour survivre au chaos qu’il a crée au Burundi.  Le jeu en vaut la chandelle. Le prochain rendez-vous électoral de 2020 n’est pas loin.

 

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