Les Burundais ont de plus en plus du mal à entrer en Ouganda.

Les Burundais ont de plus en plus du mal à entrer en Ouganda.

14/02/2019

 Nkurunziza Pierre avec son homologue ougandais, Yoweli Kaguta Museveni

 

 

L’un des pays d’accueil des centaines de milliers de Burundais qui fuient la ravageuse répression du régime burundais est l’Ouganda, au niveau régional.

Curieusement, pour des raisons non encore officielles, Kampala affiche une nette tendance à fermer cet espace.

 

Car depuis quelques jours, entrer en terre ougandaise relève d’un parcours de combattant pour les Burundais, qu’ils soient en quête d’asile ou simplement mus par un dessein (affaires, visite, promenade…).

 

Jusqu’ici, ni Bujumbura ni Kampala n’en pipe mot. Mais les témoignages de ce blocage intempestif fusent de partout, notamment via les réseaux sociaux.

 

Selon le groupe de presse indépendant SOS-Médias/Burundi, «une cinquantaine de Burundais » ont été récemment interceptés à la frontière tanzanienne alors qu’ils s’apprêtaient à entrer en terre ougandaise comme à l’accoutumée.

 

D’autres Burundais, plus veinards, ont dû soudoyer la police locale pour passer à travers les mailles du filet.

 

Dans ces conditions, s’armer d’un document de voyage officiel n’immunise en rien. «D’autres Burundais ont été empêchés d'entrer sur le sol Ougandais, il y a deux semaines», a ajouté un homme d'affaire joint par la presse à Kobero.

 

Le phénomène est d’autant plus inquiétant que l’Ouganda était déjà devenu une terre d’attraction pour de nombreux Burundais étouffés, au propre comme au figuré, par le régime CNDD-FDD dont la seule obsession est d’anémier les membres des partis de l’opposition.

 

Les Burundais sont donc devenus persona non gratta au pays du médiateur, Yoweli Museveni.  Bujumbura s’en frotte les mains, à coup sûr. Car même si l’intention initiale n’est pas là, fermer la porte à ceux qui tentent de s’échapper des griffes de Pierre Nkurunziza pour survivre est synonyme de prêter main forte au rouleau compresseur du CNDD-FDD dont le leitmotiv est de faire taire les voix discordantes qui redeviennent de plus en plus sonores et nombreuses.

 

Selon de témoignages concordants, Kampala ne ferait que rendre la discipline à Bujumbura. La police burundaise avait malmené près de 300 jeunes scouts ougandais qui, en décembre dernier, voulaient se rendre au Burundi.

 

Le porte-parole adjoint de la police burundaise l’a confirmé aux médias locaux. « La police leur a interdit de franchir la frontière de Kobero en direction de Gitega car ils n’étaient pas en ordre avec la loi sur les migrations », a déclaré sur la radio Isanganiro, déclaré Moise Nkurunziza.

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