Le Président Somalien remonte le moral de Nkurunziza via une visite officielle.

Le Président Somalien remonte le moral de Nkurunziza via une visite officielle.

19/02/2019

 Pierre Nkurunziza, président burundais serrant la main avec son homologue Mohamed Abdullahi Mohamed de la Somalie en visite officielle au Burundi 

 

 

 

La perte en dollars occasionnee par le retrait de 1000 soldats burundais de l’AMISOM est sèche pour la caisse de l’Etat déjà très sonore. Pour tenter de remonter le moral à son homologue burundais dont il sait bien mesurer l’immensité du manque-à-gagner, le président somalien lui a rendu officiellement une courte visite lundi. Et cette visite n'est pas un non-événement pour Bujumbura, car le Burundi n’a quasiment plus de visites officielles de chefs d’Etat, depuis que Pierre Nkurunziza s’est accroché au pouvoir après l’expiration de ses deux mandats légaux et consécutifs 

 

Sonné par la confirmation, le 13 février dernier, du retrait de 1000 soldats burundais de l’AMISOM, le président burundais a le moral dans les chaussettes.

Toutes ses tentatives de bloquer cette décision fatale sont restées vaines. « Le Conseil de sécurité de l’UA rappelle la décision du Conseil de sécurité des Nations unies, tel que contenue dans la résolution 2431 (2018), sur la réduction de 1.000 soldats de l'AMISOM d'ici au 28 février 2019 », a-t-on appris d’un communiqué publié lundi sur le site officiel de l’Union africaine.

 

La décision est donc irrévocable. Bujumbura doit rapatrier ses 1000 militaires avant vendredi le 28 février. Selon des sources auprès de l’armée burundaise, la première équipe arrive à Bujumbura le 21 février.

 

Le coup est davantage plus dur à Bujumbura qu’à Mogadiscio. Car la perte en dollars est sèche pour la caisse de l’Etat déjà très sonore.

Pour tenter de remonter le moral à son homologue burundais dont il sait bien mesurer l’immensité du manque-à-gagner, le président somalien lui a rendu officiellement une courte visite lundi.

Il ne s’agit pas d’un non-événement pour Bujumbura. Car le Burundi n’a quasiment plus de visites officielles de chefs d’Etat, depuis que Pierre Nkurunziza s’est accroché au pouvoir après l’expiration de ses deux mandats légaux et consécutifs.

 

Ainsi, au-delà de fracassantes annonces officielles de Bujumbura autour de cette visite, seule la présence d’un chef d’état étranger sur le sol burundais ensanglanté depuis des années compte.

Bien qu’elle soit officielle, cette visite présidentielle a été annoncée lundi comme une surprise par le gouvernement burundais via son compte twitter.

 

« Le Gouvernement de la République du Burundi est heureux d’annoncer que Mohamed Abdullahi Mohamed, Président de la République Fédérale de Somalie effectuera, ce lundi 18 février, une visite officielle au Burundi, où il s’entretiendra avec son homologue, Pierre Nkurunziza », a-t-on appris d’un twitt surprise lundi matin.

 

Dans la soirée, Pierre Nkurunziza a offert un dîner à son hôte de Président.  La présidence burundaise est restée discrète sur l’objet de cette visite. Mais cela n’étonne guère dans un pays comme le Burundi gangréné par la mafia et les crimes de tout acabit. 

 

Il est à rappeler que le Burundi participe à la Force de l’Union Africaine pour le maintien de la paix en Somalie depuis 2007.

Après l’Ouganda, c’est (ou c’était) le deuxième pays contributeur en troupes de l’Amisom avec 5400 hommes.

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
J'aime
Please reload

  • Facebook Basic Black
  • Twitter Basic Black
Please reload

Nous suivre