Un haut gradé de l’armée burundaise soumis à la torture et détenu alors qu'il a purgé sa peine

02/03/2019

 Colonel Adrien Kadende, un haut gradé de l'ancienne armée burundaise (FAB)

 

 

Le Colonel Adrien Kadende, un ancien des « forces armées » burundaises (FAB) reçoit des soins médicaux intenses après qu’il ait été torturé répétitivement et privé du droit de se faire soigner. Il est  dans les geôles depuis  2015. 

 

Soumis aux tortures sans rémission pendant toute la période de son incarcération, ce haut gradé de l’armée burundaise souffre mort et passion. Sur une photo qui le montre en pansements de la tête jusqu’au niveau des hanches, le constat est qu’il est en mauvais état de santé. Un des médecins familiers avec sa santé et qui a requis l'anonymat indique qu'il souffre de séquelles d'une maladie chronique passée longtemps sans traitement. Le droit aux soins médicaux lui a été délibérément refusé par les autorités carcérales.

 

Ce n’est pas la première fois  qu’il soit hospitalisé d’urgence suite aux tortures  atroces et cruelles lui infligées par les forces pénitentielles. Ces traitements inhumains lui infligés se font au vu et au su du pouvoir qui fait de plus en plus à la torture comme moyen de punition, de répression et d’intimidation de ses opposants. Le refus d’accès au soins de santé constitue un acte de torture selon l'ONU

 

Les défenseurs des droits humains n’ont cessé de contesté contre l’oisiveté de la justice burundaise mais sans succès. Sur son compte twitter, l’Action Catholique pour l’abolition de la Torture au Burundi ACAT en sigle indique que « Le Colonel Adrien Kadende reçoit des soins appropriés et reprend un visage. Il pourrissait à Mpimba où il ne devait plus être. Un geste louable mais hélas », conclu le tweet.

 

Toute l’histoire du Colonel Kadende Adrien remonte de 2015. Il a été arrêté le 2 juillet 2015 par les agents du service des renseignements accusé de détention illégale des armes à feu. Il travaillait à l’Etat-major de la force de défense nationale.  Il a par la suite emprisonné à Mpimba,  la prison Centrale de Bujumbura « Mpimba ». Après quelques jours il s’est vu transféré à Murembwe, la prison centrale de Rumonge c’est au Sud du pays. 

 

Alors que cela fait quatre mois depuis que le colonel Kadende a purgé la peine à laquelle il avait injustement été condamné selon les défenseurs des droits de l’homme, il croupit toujours dans sa cellule de détention malgré ses besoins criant de soins de santé. 

 

Au mois de Septembre 2017, le Colonel Kadende avait reçu une balle au niveau des hanches tirée à bout portant par un policier lors des échauffourées dans la prison ou il était détenu. Les détenus étaient en train de protester contre une mauvaise distribution des vivres. La police pénitentielle lui avait refusé le droit de se faire soigner.

 

Finalement, admis à l’hôpital militaire de Kamenge, Colonel Adrien Kadende a échappé plusieurs fois à de tentatives d’enlèvement par des personnes qui n’ont pas été identifiées.  Il reste actuellement dans les mains de la police de la prison centrale de Mpimba à Bujumbura quatre mois après qu’il ait purgé la peine à laquelle il avait été condamné 

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