AMISOM: Bujumbura Fait le gros dos pour consommer son échec cuisant

AMISOM: Bujumbura Fait le gros dos pour consommer son échec cuisant

06/03/2019

Militaires burundais  

 

 

Le ravitaillement pour les 600 soldats qui attendaient l’embarquement vers chez eux commençait à être un  casse-tête pour le commandant du contingent burundais car ces militaires ne figuraient pas sur les listes du département en charge de l’AMISOM

 

 

Le bras de fer dernièrement engagé par le pouvoir de Pierre Nkurunziza contre le rapatriement de ses troupes en Somalie est glacé. D’ici le 14 février de cette année,  tous les 600 militaires qui restaient en Somalie vont rentrer dans le giron pour totaliser les 1000 soldats touchés par la décision de la commission de l’Union Africaine.

Le Président Pierre Nkurunziza navigue aujourd’hui dans « un grand navire » sans boussole. Il s’était bercé  d’illusions qu’un sommet des Chefs d’Etats contributeurs des troupes en Somalie allait se tenir pour revoir la mesure de la commission de l’Union Afrique. Un espoir qu’il a eu pendant la visite du numéro un somalien Mohamed Abdullahi Mohamed du 18 au 19 février 2019 à Bujumbura.

 

Pour fortifier le souhait espéré par Pierre Nkurunziza, les deux chambres du parlement burundais se sont réunies avec un seul point à l’ordre du jour : «  Se prononcer sur la décision de la commission de l’union africaine de réduire les troupes burundaises de l’AMISOM ».   A cette occasion, le ministre de la défense nationale et des anciens combattants Emmanuel Ntahomvukiye  a indiqué que cette décision n’a d’autre visée que de déstabiliser le Burundi.

 

Abondant dans presque dans le même sens, Alain Guillomme Bunyoni Ministre de la sécurité publique a fait savoir qu’à part la déstabilisation du Burundi, le retrait des troupes burundaises pourrait entraîner la déstabilisation de toute l’Afrique en générale et la Somalie en particulier. Pour lui c’est un plan du colonisateur de maintenir l’Afrique dans l’insécurité, afin de continuer à piller ses ressources. Ces deux ministres ont en outre estimé le Président rwandais et l’ancien Président du Burundi sont derrières cette décision de l’union Africaine.

 

Au terme de ce débat qui était organisé au palais des congres de Kigobe, les deux chambres du parlement burundais ont sorti une déclaration qui devait être transmis au président en exercice de l’UA, au secrétaire générale des nations unies et aux parlements panafricains. C’est une déclaration qui reste lettre morte ! 

 

Face à cette engueulade des autorités burundaises, la commission de l’Union Africaine est restée « bouche cousue ». Un calendrier de rapatriement était déjà clair. Le ravitaillement pour les 600 soldats qui attendaient l’embarquement vers chez eux commençait à être un  casse-tête pour le commandant du contingent burundais car ces militaires ne figuraient pas sur les listes du département en charge de l’AMISOM.

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