Burundi/droits de l’homme : L’ONU gardera son œil rivé sur le Burundi quoi que….

Burundi/droits de l’homme : L’ONU gardera son œil rivé sur le Burundi quoi que….

06/03/2019

 

 

Depuis avril 2015, le Burundi, vit dans une crise politico-sécuritaire née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.

 

 

En dépit de la fermeture du bureau local de l’Office onusien des droits de l’homme au Burundi, ce pays restera sous les radars de l’Organisation des Nations Unies en matière des droits humains, a déclaré mardi Michelle Bachelet Haute Commissaire de l’Onu pour les droits de l’homme.  

 

«Malgré la clôture de notre bureau au Burundi, nous continuerons à explorer d'autres moyens de mettre en lumière les préoccupations en matière de droits de l'homme et de soutenir les efforts de défense, de promotion et de protection des droits de l'homme dans le pays», a-t-elle déclaré.

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Relayée par le site officiel de l’ONU, cette déclaration intervient au lendemain de l’annonce, lundi, de la fermeture du bureau de l’Office de l’ONU pour les droits de l’homme au Burundi.

 

Michelle Bachelet reconnaît que le Bureau de l’Office des droits de l’homme a fait avancer les droits de l’homme au Burundi.

 

«Pendant de nombreuses années, nous avons travaillé avec le Gouvernement sur la consolidation de la paix, la réforme du secteur de sécurité, la réforme du secteur de la justice et contribué à renforcer les capacités institutionnelles et de la société civile sur toute une série de questions des droits de l'homme», a-t-elle déclaré.

 Le Bureau a joué un rôle de premier plan dans la création de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme, de la Commission Vérité et  Réconciliation, dans les réformes législatives ainsi que dans l'émergence d'organisations de la société civile fortes.

 

 «Malheureusement, un bon nombre de ces avancées en matière de droits de l'homme ont été mises en péril depuis 2015», a déclaré Mme Bachelet. 

L’Office de l’Onu pour les droits de l’homme avait été établi au Burundi en 1995, dans le sillage des violations massives perpétrées au cours de la crise politique enclenchée à la suite de l’assassinat du président Melchior Ndadaye, le 21 octobre 1993.

 

Les autorités burundaises se sont empressées à saluer cette décision arguant que le Burundi est aujourd’hui en paix et qu’il n’a nullement besoin d’un bureau de l’ONU pour les droits humains.

«Le pays n’est plus en insécurité, nous sommes à même de faire le monitoring des rares cas de violations des droits humains enregistrés dans les quatre coins du pays», a déclaré mardi aux médias locaux Martin Nivyabandi, Ministre en charge des droits de l’homme.

 

En décembre 2018, le gouvernement du Burundi avait demandé officiellement la fermeture de cet office. Une période de deux mois leur avait été donnée pour faire leurs valises, selon une correspondance remise à Garry Conille, coordonnateur résident du système des Nations Unies au Burundi.

 

Le Burundi est devenu, en octobre 2016, le premier pays à se retirer de la Cour pénale internationale – retrait devenu effectif un an plus tard -, après l’ouverture d’un examen préliminaire sur des accusations de meurtres, tortures et autres exactions commises au Burundi.

 

La CPI a, depuis, ouvert une enquête en octobre 2017 sur la situation au Burundi.

 

 

Depuis avril 2015, le Burundi, vit dans une crise politico-sécuritaire née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat.

 

 

Les violences consécutives aux contestations ont fait des milliers de morts et poussé des centaines de milliers de Burundais à fuir le pays selon l’ONU.

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