L’ONU redoute des «risques de violence» au Burundi.

L’ONU redoute des «risques de violence» au Burundi.

14/03/2019

 

La préparation et la tenue des élections au Burundi en 2020 peuvent avoir «une grande incidence sur la situation des droits de l’homme», a rapporté l’ONU sur son site dans la nuit de mardi à mercredi, en référence au tout nouveau rapport de la Commission d’enquête sur les droits de l’homme.

 

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU doit observer «avec la plus grande vigilance le processus électoral en cours, les mesures qui seront prises dans ce cadre par les autorités et leur impact sur la population burundaise, dont le sort mérite toute l’attention de la communauté internationale», a déclaré le Président de la Commission d’enquête sur le Burundi, Doudou Diène.

 «Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que l’existence d’un État de droit et d’un pluralisme politique sont essentiels à l’organisation d’élections qui soient réellement démocratiques, libres et crédibles en 2020», a-t-il ajouté.

 

Comme à ses habitudes, Bujumbura a rejeté en bloc ce rapport.

«Ce rapport fait référence aux prochaines élections de 2020 et présente des récits apocalyptiques qui préparent l’opinion internationale à des situations similaires à celles de 2015 et fondent en amont la nécessité d’un 4ème terme de cette Commission», a annoncé sur son compte twitter Willy Nyamitwe, Conseiller principal du président Pierre Nkurunziza.

 

«Ce rapport est un assemblage de faits mensongers, diffamatoires, insultants et typologiquement politiques», a ajouté Willy Nyamitwe.   

La commission d’enquête de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme au Burundi a été créée en septembre 2016 dans la perspective de mener des investigations spécifiques au Burundi.

Son mandat a été renouvelé pour la deuxième fois, fin 2018, pour une année.

 

Le gouvernement burundais a toujours refusé de collaborer avec les enquêteurs de cette commission.

En octobre 2017, le gouvernement burundais s’est également désengagé de la Cour pénale internationale (CPI).

Le 28 février 2019, Bujumbura a, également, fermé le bureau local du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, l’accusant de "complicité" dans l’élaboration de rapports accablants sur le Burundi.

 

Depuis fin avril 2015, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire émaillée de violences, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat.

Ces violences ont déjà fait des milliers de morts et ont poussé des centaines de milliers d’autres à l’exil, selon le dernier rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR).

 

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