Crimes en cours au Burundi : des chiffres chocs de la Ligue ITEKA

11/04/2019

 

Rien que pour les deux derniers trimestres, la Ligue Iteka a déjà documenté 250 personnes tuées dont 118 cadavres retrouvés, 43 enlevées et/ou portées disparues, 37 victimes de VBG, 134 torturées et 362 arrêtées arbitrairement.

 

 

Au moment où le Burundi chemine vers un autre rendez-vous électoral tout aussi porteur de danger que le précédent, les défenseurs des droits humains s’inquiètent déjà de la recrudescence des violations des droits de l’homme au Burundi.

 

Dans son récent bilan des dégâts de la crise actuelle, née de l’entêtement de Pierre Nkurunziza à ouvrir la Boîte de Pandore en briguant un 3ème mandat, la Ligue burundaise des droits de l’homme, ITEKA, donne des chiffres chocs.

 

« Depuis la crise que connaît le Burundi à partir d’avril 2015 jusqu’au 31 mars 2019, la Ligue Iteka a relevé 1739 cas de personnes tuées, 526 portées disparues, 192 victimes de VBG, 771 torturées et 9844 arrêtées arbitrairement », a en effet déclaré la semaine dernière Anschaire Nikoyagize, Président de cette organisation des droits de l’homme.

 

A cela s’ajoute le nombre tout aussi inquiétant et certainement sous-estimé des exilés. «La crise qui sévit au Burundi a provoqué un flux massif des refugiés. Des rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés font état de près de 400 000 réfugiés dans les pays frontaliers du Burundi et de la sous-région», a ajouté le Président de la Ligue ITEKA.

 

Aujourd’hui, la courbe de la répression et de la violation des droits humains va encore crescendo.  Certains faits saillants de l’actualité l’illustrent à souhait selon le Ligue Iteka :

 

«130 ONG internationales œuvrant au Burundi ont été suspendues le 27 septembre 2018 pendant trois mois par le Conseil National de Sécurité du Burundi ; le Gouvernement du Burundi a exigé la fermeture du bureau du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Burundi en date du 5 décembre 2018 ; le Conseil National de la Communication a annoncé le renouvellement de la suspension de la radio VOA tandis que la radio BBC s’est vu retirer l’autorisation d’exploitation sur le territoire burundais en date du 29 mars 2019 ».

 

Rien que pour les deux derniers trimestres, la Ligue Iteka a déjà documenté 250 personnes tuées dont 118 cadavres retrouvés, 43 enlevées et/ou portées disparues, 37 victimes de VBG, 134 torturées et 362 arrêtées arbitrairement.

 

Ainsi va le Burundi : le tableau est morose de bout.

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