Les policiers tirent encore dans le tas : deux morts à Vumbi.

Les policiers tirent encore dans le tas : deux morts à Vumbi.

11/04/2019

 

 

Depuis près de quatre ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer son 3ème mandat que l’opposition et la société civile ont jugé illégal.

 

Les policiers burundais ne cessent de battre leur propre record sur le terrain de l’horreur. Ils viennent d’abattre froidement deux citoyens dans la commune de Vumbi en province de Kirundo.

Leur forfait est reconnu par l’Administrateur communal, Jean Baptiste Kwizera qui, pour les dédouaner, fait état d’une légitime défense.

 

 «Cet incident est survenu mercredi sur la colline Vumbi où des personnes armées de gourdins et de pierres ont tenté de désarmer deux policiers, cers derniers ont ouvert le feu et ont tué sur-le-champ une personne ; l’autre est décédée à l’hôpital», a déclaré jeudi aux médias locaux Jean Baptiste Kwizera, Administrateur de la commune Vumbi.

 

«Nos policiers voulaient empêcher à une foule de gens enragés qui voulait lyncher Jean Rwasa, l’accusant de sorcellerie», a ajouté l’Administrateur communal de Vumbi.

 

Selon l’Administrateur, un phénomène bizarre de chasse aux «présumés sorciers» s’observe depuis quelques mois dans plusieurs coins de cette commune frontalière du Rwanda.

Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que les « présumés sorciers » à abattre sont des opposants où des réfugiés qui rentrent du Rwanda.

 

A défaut de les liquider incognito, les miliciens Imbonerakure inféodés au parti présidentiel s’attaquent régulièrement à des personnes soupçonnées de carburer pour l’opposition en les accusant de sorcellerie.

Les victimes sont légion comme en témoignent les rapports de monitoring des organisations de défense des droits de l’homme.

 

Depuis près de quatre ans, le Burundi est en situation de grave crise politique et sécuritaire née de la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer son 3ème mandat que l’opposition et la société civile ont jugé illégal.

Les violences consécutives à cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plusieurs centaines de milliers d’autres à fuir le pays.

 

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